• Les filles

    J’ai cherché ma cabotine
    Là-haut sur la colline.
    À côté du Château-Gontier,
    Face au chantier.
    La nature me chagrine,
    Je suis citadine.

    J’ai acheté une petite badine
    Avalée avec ma copine ;
    Une fillette blondine,
    Que j’appelle Capucine ;
    Nous marchons sur le chemin de l’école,
    Où est proscrit le mot « colle ».

    À côté de moi, elle chemine,
    Je l’imagine en colombine,
    Un air un peu coquine.
    Face à nous abeille butine ;
    Là-haut brille le soleil,
    Qui peu à peu nous éveille.

    La maîtresse de notre classe domine,
    Refusant toute combine !
    Elle est grande comme une aubergine,
    Et ressemble à ma voisine.
    D’allure plutôt sévère,
    Elle n’a pas d’œillère.
    (20/04/2022)


    Un temps hivernal

    Gris, le ciel
    Plus de vol d’abeille ;
    Blottis dans les profondeurs de leurs ruches,
    Elles imitent les autruches.
    Nous sommes en plein hiver,
    Un véritable calvaire.
    Les routes sont glissantes
    Attention à la descente.

    Hier soir, l’horizon était rouge,
    De véritables rayons infrarouges.
    Ce matin, les chemins sont gras,
    Planqués, même les rats.
    Les chemins nagent dans la boue,
    Difficile de tenir debout.
    Du gymkhana gratuit,
    Sans aucun bruit.

    Horizon opaque,
    Restez chez vous les cardiaques
    Le ciel est légèrement vaporeux,
    Nous sommes malheureux.
    Traînent quelques nuages blancs,
    Au loin passe un goéland.
    J’avance d’un pas léger,
    Évitant d’être aspergé.
    (20/04/2022)

    Skier sur les pistes

    Sur les pistes de ski, glissent les enfants.
    L’horizon est tout blanc.
    Nous sommes samedi,
    Rien n’est interdit.
    Profitez de la neige
    Et jouez au manège.

    Le soleil est au rendez-vous.
    Nous ne sommes pas au mois d’août !
    Sortez de vos appartements
    Stimuler vos enfants.
    Vos skis à la main,
    Suivez leur chemin.

    Surveiller vos moussaillons
    Suivez leurs sillons.
    Souriez à la caméra,
    Ça ne vous donnera pas le choléra.
    Le saint-bernard est déjà dehors,
    Un véritable mirador.

    Prêt à vous sauver !
    Il vous suit partout.
    Il est là pour vous secourir.
    Savourez ce moment agréable,
    Face au soleil sur la neige.
    Sentez la fraîcheur de l’air.
    (20/04/2022)






    8 commentaires
  • Matéo

    Isabelle vient d’avoir un petit frère.
    Avant la naissance, à trois, ils ont choisi son prénom.
    Matéo plaisait beaucoup à Isabelle,
    Car à l’école, elle avait un copain,
    Qui portait ce prénom.
    En regardant son petit frère dans son berceau,
    Elle penserait à lui.
    Il est dans la même classe qu’elle.
    Elle avait cherché sur sa tablette,
    D’où venait ce prénom Matéo.

    Elle avait ainsi découvert
    Que ce prénom était d’origine juive,
    Le pays de Jésus,
    Qu’elle découvrait au catéchisme.
    Elle aimait encore plus son petit copain,
    Qui ne pouvait venir avec elle.
    Elle ne comprenait pas pourquoi.
    Elle sait maintenant que tous les Matéo,
    Ne sont pas juif.
    Ça ne le gêne pas.

    Son Jésus était lui aussi juif.
    Pourquoi pas elle !
    Pourrait-elle se marier avec lui ?
    Elle n’a rien dit à sa mère ;
    Mais le soir au lit
    Elle pense beaucoup à lui.
    Elle l’aime,
    C’est son amoureux.
    Elle en parlera à la Dame qui fait le catéchisme.
    Jésus est bien Amour.
    (20/04/2022)


    6 commentaires
  • Il est ressuscité !

    Surprenant cette phrase,
    Qui nous embrase.
    La résurrection, parlons-en ?
    Fruit d’une Parole incomprise.
    Quelques femmes sont venues avec les arômes.
    Le tombeau est ouvert.
    Elles ne vont pas plus loin.
    Pierre et Jean sont appelés au secours.
    Ils voient le tombeau vide.
    Pierre repart. Jean voit et croit.

    Ressuscité, mot bizarre,
    Personne ne le comprend.
    Se lever, oui !
    Ressuscité, terme inconnu.
    L’homme crucifié, tout le monde l’a vu.
    Il est mort à la 3ème heure.
    Nu sur la croix.
    Qui peut le nier !
    Deux hommes sont morts à côté de lui.
    Sa mère était là, au pied de la croix.

    Jésus s’est humilié,
    Rasant le sol.
    Lui, le grand, le très haut.
    Qui pouvait l’imaginer !
    Il a fait tant de miracles,
    Pour mettre hommes ou femmes debout.
    Marie-Madeleine, tu t’en souviens,
    Quand il écrivait sur la terre !
    Lazare, il t’a fait sortir de tombeau
    Et lui va y entrer.

    Marie, toi qui conservais tout dans son cœur,
    Rappelle nous son chemin,
    Ses réussites.
    Les foules qui le suivaient ;
    Les malades qu’il a guéris,
    Les pains multipliés,
    L’eau changée en vin.
    Tu as vu tout cela.
    Tu le suivais sur les routes de Palestine
    Que veut dire ce mot ressusciter ?

    Il est vivant !
    Nous l’avons vu !
    Il nous a parlé,
    Il a mangé avec nous ;
    Il nous a tout expliqué,
    Comme à ces deux disciples de retour à Emmaüs.
    Il a relu avec nous les Écritures.
    Les passages qui le concernaient.
    Mais sur le mot ressuscité,
    Il n’a rien dit.

    Quand il en parlait,
    On n’a rien compris.
    Lazare, lui, on l’a vu vivant
    Mais un jour il va mourir.
    Lui nous a dit qu’il était assis à la droite de Dieu son Père.
    Mais nous, les humains,
    Qui nous donneras le sens de ce mot ;
             RESSUSCITER
    Seigneur, ouvre nos cœurs à ton langage.
    Apprends-nous à ressusciter avec toi.
    (17/04/2022)



    11 commentaires
  • Éloine

    Éclat du soleil
    À travers les arbres,
    Telle est l’origine de ce prénom
    Qui trouve ses racines en Grèce.
    Les mots grecs, un passé lointain,
    Plus de dictionnaire français/grec.
    Je ne l’ai pas vérifié,
    Je fais confiance à Google.

    Éloine, ton visage rayonne,
    Dès ton réveil,
    Comme ce soleil à travers les arbres.
    Yeux bleus,
    Cheveux châtains,
    Sourire aux lèvres,
    En toutes circonstances,
    Ta vie, c’est la joie.

    Des amis, tu en as à la pelle.
    Te voici déléguée de classe.
    Tes parents sont fiers de toi,
    Car tu navigues en tête de classe.
    Que vas-tu faire plus tard ?
    Aucune idée.
    Les métiers défilent dans ta tête.
    Tu es encore bien jeune.
    (13/04/2022)


    11 commentaires

  • Le crâneur

     D’une bonne constitution,
    Il aimait les appréciations.
    Son visage transparent,
    Ses amis l’appelaient : le hareng.
    Surnom fatal,
    Qui lui fit beaucoup de mal.
    Il attirait le mépris,
    Il se disait : jamais compris.
    C’était un garçon malheureux
    Il disait être amoureux

    Ses chefs l’avaient dans le collimateur,
    Ce n’était pas un batteur.
    Au travail il jouait un spectacle,
    C’était plutôt la débâcle.
    Toute la journée il frimait,
    Et se croyait opprimé.
    Il jouait bien la comédie
    Autour de lui le discrédit.
    On s’amusait de lui,
    Il n’avait aucun appui.

    Des collègues, il recherchait la compagnie,
    Lui qui venait de Bobigny.
    Ce n’était pas un malfaiteur,
    Mais il faisait peur.
    On se disait : affreux bonhomme,
    Pas économe.
    Il était plutôt pris en pitié,
    Aucune amitié.
    Il était assez isolé
    Il n’en était pas affolé.

    Aucune crédulité dans son entourage,
    Manque de courage.
    On le laissait fanfaronner,
    Il cherchait à rayonner.
    La direction comprit vite son manège,
    Et lui tendit un piège.
    Il y entra tête baissée ;
    Il eut du mal à encaisser.
    L’entreprise le remercia
    Les gens se disaient : alléluia.
    (12/04/2022)














    10 commentaires
  • Préparer l’hiver

    Résolution : demain matin, je coupe le bois de chauffage,
    Pour le stockage,
    Et nous chauffer l’hiver prochain,
    Sauf s’il tombe du crachin.
    Il sera rangé sous son toit ;
    Ma femme en reste pantois.

    L’après-midi, je taillerai la haie commune,
    Et les branches importunes,
    Comme celles du vieux cerisier,
    Et des pommiers
    Qui sont parallèles au mur extérieur de la maison,
    C’est la bonne saison.

    Le cerisier existe depuis 20 ans.
    Il n’est plus très vaillant.
    Ses cerises bien sucrées ont un goût suave,
    Des délices pour les enfants,
    Toujours bien vaillant,
    Le tronc de l’arbre, presque une épave.
    (12/04/2022)


    Animaux de compagnie

    À travers le verre de la véranda,
    Des rayons du soleil éclairent mes pandas,
    Chat et chiens ramenés du midi
    Mes deux animaux de compagnie.

    Ils profitent de la chaleur,
    Pour calmer leurs douleurs
    En se pavanant
    Leur charme mis en avant.

    C’est le contretemps du froid hivernal,
    Qui les a fait rentrer dans ce bocal.
    De guerre lasse
    Ils sont revenus la tête basse.

    Ils n’avaient guère le choix
    Au lieu de courir dans les bois.
    À quoi songeaient-ils en voyant arriver l’hiver,
    Et rester à découvert ?

    Ils pensaient peut-être pouvoir imiter les oiseaux,
    Et cacher leurs museaux,
    Sous leurs ailes.
    La nature et bien belle.
    (12/04/2022)





    7 commentaires
  • Valère

    Faut-il vous présenter
    Le village Suisse,
    Du canton du Valais
    Avec un magnifique château,
    Et sa basilique
    Perché sur une colline,
    Ou relire l’avare de Molière
    Avec le personnage Valère,
    Valet d’harpagon
    Et amant de la fille de son maître.

    Non ! Je vous parlerai de
    Ce petit Valère,
    Qui va entrer en maternelle
    Le jour de ses 3 ans,
    Le 2 mai, après les prochaines vacances.
    Prénom tombé en désuétude.
    Peu de Valère aujourd’hui.
    Il est bien fier !
    Maman lui a acheté un petit sac à dos,
    C’est moi qui ai choisi la couleur.

    C’est maman qui me conduira à l’école.
    Je suis fier, je ne lui donnerai pas la main.
    Je marcherai à côté d’elle.
    Je ne pleurerai pas,
    Car je suis un gars !
    Seules les filles pleurent.
    Je rentrerai à midi pour manger avec maman,
    Car elle sera seule à la maison.
    Je me ferai de nouveaux copains,
    Surtout des garçons et j’aurai une copine.
    (06/04/2022)


    15 commentaires
  • L'envie de vivre

     Toi qui es en pleine jeunesse
    Garde ton envie de vivre
    Jusqu’à en devenir ivre.
    Sauvegarde ta finesse.
    La vie n’est qu’un passage
    Fais bien ton apprentissage.
    Saute dans la nature,
    Viendront trop vite les courbatures.

    La souffrance altère l’envie de vivre.
    Et son chemin, poursuivre.
    Il ne suffit pas de l’accepter,
    Faut-il encore la dompter.
    Il faut se battre contre la maladie,
    Et y faire face comme une simple anomalie.
    Les mots ne suffisent pas à la surmonter,
    Il faut l’affronter.

    L’enjeu est simple et facile à comprendre,
    il faut te défendre.
    Cruelle infection,
    Une véritable aliénation,
    Qui cache la chaleur du soleil,
    Qui réchauffe les abeilles.
    Journée sombre,
    Qui fait vivre dans l’ombre.

    Pas facile de faire face au handicap et la maladie,
    Qui est souvent l’ultime étape de la vie.
    Le grand architecte du monde,
    Qui regardait sa mappemonde.
    Et vit que cela était beau,
    Avait oublié nos lambeaux.
    Il nous voulait libres,
    Et vivre en équilibre.

    Pour remplir la terre et en être le tuteur,
    Pour amener le bonheur.
    Comment survoler la pression de l’âge,
    Et des maladies le ravage ?
    Cancer, d’Alzheimer, rhumatisme, arthrose,
    Créant un trop-plein de névrose.
    L’envie de vivre s’envole,
    Nous collant au sol.
    (04/04/2022)


    9 commentaires
  • Le printemps chante

    Les primevères envahissent les massifs
    Rien d’agressif.
    Les papillons virevoltent autour des fleurs,
    Et sèment le bonheur.

    Les portes des maisons s’ouvrent au soleil,
    Ne laissant pas entrer les abeilles.
    Les oiseaux chantent,
    Plumes brillantes.

    Il faut sortir les vélos,
    Écouter de la nature l’écho
    Et relancer les clubs de marche,
    C’est une bonne démarche.

    Le printemps est arrivé,
    Soyez motivés.
    Les enfants jouent sur la pelouse,
    Sur elle, de nouvelles ventouses.

    Les voitures font entendre leur avertisseur,
    La nature en a horreur.
    Les écorces des arbres s’ouvrent aux petits vers,
    Qui cherchent leur couvert.

    L’ombre de l’hiver s’est envolée.
    N’en soyez pas affolés.
    Le soleil redonne vie à la nature,
    Mis au rebus la pourriture.
    (02/04/2022)


    11 commentaires
  • Les habitudes
     
    Pourquoi changer les habitudes
    Chacun ses aptitudes.
    Je n’ai aucun bijou sur moi,
    Ni de bagues au doigt.

    Dans l’armoire, de la chambre,
    En ce mois de septembre,
     J’ai rangé tout le linge bien repassé,
    Hier soir, j’en avais assez.

    Quand la fatigue me prend,
    Je ne fais plus rien de cohérent.
    Il me faut arrêter mon travail,
    Et remettre un chandail.

    Mon travail terminé, ma tête est un peu ivre,
    Je prends mon livre,
    Et m’installe sur le balcon,
    Pour entrer dans mon cocon.

    Peu de soleil cette matinée,
    En ces premiers mois de l’année.
    Le plafond du ciel est bas
    Pas d’eau en contrebas.

    Les nuages assombrissent l’atmosphère,
    On ne peut que laisser-faire.
    Nous ne sommes qu’au début du printemps,
    Pourquoi ce visage inquiétant.
    (01/04/2022)



    La ménagère



    Dans l’office sont rangés,
    Sur les étagères que l’on vient de changer,
    Tous les ustensiles servant au ménage de la maison,
    Surtout après la mauvaise saison.

    Les jeux de table y trouvent également leur place,
    Avec les anciens livres de classe,
    Tout est classé par tailles de boîtes,
    Les rangées étant assez étroites.
     
    La cadence du ménage est libre ;
    Il faut savoir vivre.
    Il se fait surtout le matin,
    Avant de vagabonder sur les chemins.

    Quand le soleil brille,
    Sur la route au-delà de la grille,
    L’après-midi je vais me balader,
    Pour ne pas rester barricader.

    Je pars seul ou avec des copines,
    Dont l’une est d’origine bédouine.
    Elles sont toutes de mon quartier,
    Femmes au foyer.

    Il faut être rentré avant la sortie d’école,
    Pour éviter les babioles,
    De nos filles et garçons
    Qui n’ont jamais de leçons.
    (01/04/2022)






    9 commentaires
  • Le poisson d’avril

    La tête tournée vers le plafond,
    Il regarde le balcon.
    Prendre l’air du jardin
    Dès demain matin.
    Regarder les nouvelles fleurs
    Pour agrémenter mon cœur.
    Je veux sortir de mon bocal
    Pour manger l’agneau pascal.
    Trouver de nouveaux amis,
    Ce n’est pas une infamie.

    6h30 le matin, la fenêtre est grande ouverte ;
    Je ne peux rester inerte.
    Debout sur le balcon,
    J’ai quitté mon cocon.
    L’air est un peu frais,
    J’ai mis un béret.
    Et me voici dans le jardin,
    Aux premières heures du matin.
    Aucun promeneur sur les trottoirs,
    Il fait encore un peu noir.

    Et voilà, le poisson rouge visite le secteur,
    C’est un temps de bonheur.
    Au lieu de tourner en rond dans son bocal
    Qui n’a rien d’amical,
    Il sillonne les rues,
    Il n’a pas disparu.
    Dans sa maison de verre, il retournera,
    Sur un air d’opéra.
    C’est pour lui un instant de bonheur
    Qui lui réchauffe le cœur.

    C’est le premier avril,
    En bêtises, je ne suis pas stérile.
    Je sais que je ne dois pas quitter mon environnement,
    C’est la mort en peu de temps.
    Un poisson vit dans l’eau,
    Et n’imite pas les ciboulots,
    Qui n’ont pas de jugeote,
    Et ont la bougeotte.
    Bon premier avril,
    Ne jouez pas sur le fil.
    (01/04/2022)




    A


    5 commentaires
  • Opale 

    Il ne faut pas tout mélanger
    Même s’il y a un lien étroit
    Entre le prénom Opale,
    Les bijoux du même nom,
    Et la Côte d’Opale.
    Tous les trois sont des pierres précieuses,
    Chacune a sa place,
    Chacune a son sens
    Chacune a son histoire.
    Je n’ai jamais fait le lien entre ces trois éléments
    Qui cachent le mot « précieux »,
    Dans le bon sens du terme.

    Le prénom est donné gratuitement,
    Sans l’avis de l’intéressé.
    Le bijou n’est pas gratuit,
    Il peut être onéreux.
    Les plages de la Côte d’Opale
    Sont ouvertes à tous.
    Malgré la fraîcheur de l’eau,
    Les plages sont surchargées ;
    Les baigneurs sont à l’aise
    Et reviennent dès que possible.
    Je ne connaissais que la Côte d’Opale
    Chère aux nordistes
    (30/03/2022)






    16 commentaires
  • La finale


    L’arbitre l’a déclarée forfait ;
    De son comportement, il n’était pas satisfait.
    De cette rencontre elle n’avait pas peur,
    Ça devait être un instant de bonheur.
    Elle avait la pratique pour s’engager dans cette finale,
    Qui lui semblait banale.

    S’engager ou partir,
    Sa carrière, elle voulait la bâtir.
    Décision brutale
    Au pied de cette finale,
    Elle avait jeté sa gourmette
    D’un geste aussi rapide qu’un feu d’allumettes.


    Pas de blackouts,
    En ce mois d’août
    Son humeur était constante.
    C’était une battante.
    Il avait bien élaboré cette finale,
    Un simple match banal.

    Dans son cours entouré de digitales pourpres,
    Elle avait confiné son amour-propre.
    Elle se sentait prête,
    Et était restée très discrète.
    Décision brutale prise sans avis,
    Était en jeu sa propre vie.

    Elle s’était empressée de monter dans sa voiture,
    En pleine déconfiture.
    Sans avertir son manager et l’arbitre,
    Elle a changé de chapitre.
    Sur la route, elle s’est effondrée,
    Il était trop tard pour tout recadrer.
    (24/03/2022)


    2 commentaires
  • Le monde pourrait être léger


    « Si tous les gars du monde
    Voulaient se donner la main…
    Si tous les gars du monde décidaient d'être copains
    Et partageaient un beau matin leurs espoirs et leurs chagrins.
    Si tous les gars du monde devenaient de bons copains
    Et marchaient la main dans la main, le bonheur serait pour demain… »
    Chantions-nous avec les Compagnons de la chanson.
    Si au lieu de fabriquer des missiles
    On montait des charrues
    Pour équiper le tiers-monde.
    La faim serait effacée,
    Les cris se tairaient.

    Si tous les gars du monde
    Démontaient les frontières
    Et emprisonnaient les dictateurs.
    La force des bras apaiserait nos maux.
    Les fabricants de tanks
    Seraient au chômage.
    Les matières premières circuleraient sans taxes.
    Les prix seraient abordables pour tous.
    On ne parlerait plus de guerres,
    De famines,
    De réchauffement climatique,
    De montée des eaux des mers.

    Si tous les gars du monde
    Devenaient de bons copains,
    La paix déplacerait les montagnes,
    Aplanirait les terrains.
    Les routes seraient droites.
    On ne parlerait plus de faim,
    De dictateurs,
    D’opprimer,
    De chômage,
    D’inégalités sociales.
    Plus de discours racistes,
    De quartiers malfamés.

    Russie et Ukraine seraient copains,
    La Chine avec les États-Unis…
    Les élections seraient libres,
    La joie déborderait de nos cœurs.
    Les armes silencieuses.
    Plus de passeport
    Tous les pays seraient ouverts.
    La liberté régnerait sur la planète.
    Poutine parlerait ouvertement.
    Les infos circuleraient sans interdits.
    On peut toujours rêver,
    D’un paradis sur terre.
    (22/03/2022)


    6 commentaires
  • Les informations

    Entre radios interposées, que de mensonges,
    Les non-dits de partout, plongent.
    De fausses nouvelles,
    Issues d’une seule cervelle
    Des trahisons
    Sur les paillassons,
    Tout cela avec une sauce d’orgueil,
    Qui se voit d’un seul coup d’œil.

    Info du vingt heure
    Circule à cent à l’heure.
    Toutes les chaînes s’y mettent,
    À la vitesse d’une comète.
    Être le premier à l’annoncer
    Les maux attendus dénoncer.
    On réajustera le lendemain
    Ou après-demain.

    Aux heures sombres de la paix,
    Tous les journalistes sont suspects.
    Ils doivent parfois se taire,
    Évitant les foudres de guerre.
    Certains risquent leur vie
    Pour satisfaire nos envies
    D’être le premier à savoir,
    Pour eux, c’est un devoir.

    Le pouvoir ne se partage pas
    Il se prend avec des appâts.
    On  donne des ordres,
    Jamais de contrordre.
    La population peinera pour nous.
    Un peu de repos en août.
    Tout pour moi, rien pour les autres,
    Nous sommes de bons apôtres.
    (22/03/2022)


    6 commentaires
  • Symphonie sur canapé

    De gauche à droite,
    La scène est étroite.
    Allongé sur le canapé,
    Rien ne pourra m’échapper.
    Les écouteurs bien synchronisés,
    Je me sens déjà épuisé.

    J’écoute à la télé une symphonie,
    Une magnifique cérémonie
    Qui me laisse sans voix,
    Je suis sur un pavois.
    Je ne vois plus les chanteurs,
    Tout est dans mon cœur.

    Je suis scotché à l’écran,
    À cette soirée, adhérent.
    Téléphone fixe ou I Phone hors circuit
    À côté de moi quelques fruits.
    Mon repas, le concert,
    Et un petit désert.

    Je suis fidèle à cet orchestre,
    Que j’ai découvert le jour de la saint Sylvestre.
    Jamais de mécompte,
    Et je n’en ai pas honte.
    Impossible de perdre le CD et sa boîte,
    Que je range bien droites.
     (22/03/2022)



    8 commentaires
  • Paix dans ce monde
     


    « L’espoir fait vivre, mais sur une corde raide »
    Comme un tourbillon, aux extrémités de l’entraide,
    Il couvre toute existence d’optimisme,
    Et souvent cache un grand séisme.
    Quand arrive une nouvelle déchirante,
    Qui n’a rien de cohérent,
    Mon cœur s’ouvre à la détresse,
    Adieu, toute gentillesse.

    Fermer la radio ou la télé,
    Au travail tout est révélé.
    Là-bas dans un pays à l’est de l’Europe,
    Sont arrivés comme un drop,
    Des obus de gros calibres,
    Des soldats, des missiles, rompant les équilibres,
    Des tanks qui arrachent tout,
    Se promenant partout.

    Il fallait vaincre à tout prix,
    Même par la duperie.
    Se mesurer à des pauvres gens sans défenses.
    Les affamer sans patience.
    Pas d’injustice devant le reste du monde
    Et ainsi éviter la fronde.
    Se confronter à un pays qui ne fait pas partie de l’OTAN,
    Allons-y en chantant.

    La faiblesse ne fait pas partie de notre vocabulaire,
    Nous des pays de l’Est, le maître.
    Une guère rapide,
    Un chemin limpide.
    Les Ukrainiens ont défendu leur patrie,
    Tous les habitants en faisant partie.
    La Russie cherche l’étincelle,
    Pour enflammer l’Europe et Bruxelles.
    (19/03/2022)


    6 commentaires
  • Le nouveau-né

    Un simple regard,
    Pour un bébé, tout un art,
    Ou comme disent les savants : résilience,
    Ou plus simplement clairvoyance.
    Dès la naissance, le bébé utilise ses yeux,
    Geste bientôt affectueux,
    Qui vont dans tous les sens,
    Jamais à contre-sens.

     Rapidement il va reconnaitre sa maman et son papa.
    Et bientôt grand-papa.
    Action gratuite,
    Pour sa vision encore réduite.
    Tous ces gestes font partie de l’enfance,
    Signe de confiance.
    Son devenir est en jeu,
    C’est tout l’enjeu.

    Peu à peu, son future se construit,
    Il doit apprendre à découvrir autrui,
    Gestes qui se conjuguent à tous les temps,
    C’est un battant.
    Le nombre de biberons pour la journée,
    Son ventre le dit de façon détournée,
    Son cri en est le premier signe,
    Une mère n’est jamais indigne.

    Il n’a pas besoin de toute une brigade,
    Ni de grandes aubades
    Autour de lui,
    Le jour comme la nuit.
    Même de la cuisine, maman le comprend,
    Tout s’apprend.
    La joie d’être mère
    N’est pas une chimère.
    (14/03/2022)


    4 commentaires
  • Les bambins

     
    J’aime éperdument ces jeunes bambins
    Dans l’eau du bain ;
    Pour eux la mer et le sable
    Moment bien agréable.
    Je les regarde quand ils découvrent notre langage.
    En faisant du tapage.
    Ce n’est pas une boutade,
    De leur évolution, un nouveau stade.

    Par gestes stratégiques
    Toujours logiques
    Ils imitent leurs parents
    Nous les trouvons marrants.
    Nous oublions notre enfance,
    Et cette ambiance.
    Instants inoubliables,
    Oh ! Combien agréables.

    Il faut voir leur silhouette,
    Qui n’est pas très chouette
    Devant la jeune institutrice,
    Qui s’appelle Béatrice.
    Elle essaie d’apaiser leur chagrin,
    À ces petits bambins.
    Larmes et cris abyssals,
    Qui couvrent toute la salle.

    Quand trépassera leur vieille mamie,
    Leur plus grande amie
    De baisers, ils seront dépouillés,
    Ils ne pourront que bafouiller ;
    Leur cœur pleurera en silence
    Ce sera leurs condoléances.
    Personne ne sera accusé,
    Mais manqueront les baisers largement diffusés.
    (12/03/2022)


    2 commentaires
  • Le penseur

    Atelier chez Ghislaine 180/3

     
    Assis sur son bloc de pierre,
    S’enfonce doucement vers l’arrière.
    Il pense à son sculpteur,
    Qui lui avait promis le bonheur.
    La solitude est son existence,
    Sans aucune assistance,
    Il a de la résistance,
    Et ne craint pas les doléances.
    Face à une bombe,
    Il repart à la tombe.

    Son visage ne voit que son être ;
    Serait-il son propre maître ?
    Il réfléchit à ce monde qui l’entoure,
    Dont il voit les contours.
    Triste vérité
    Sans homogénéité.
    Le bruit des armes résonne en son cœur,
    Qui amènera un peu plus de malheur.
    Qui sera le maître de la paix,
    Sans oublier les éclopés ?

    Triste réalité d’un monde qui se déchire,
    Par des responsables en délire.
    Toujours plus grand,
    Rejetant les immigrants.
    Sa tête est prête à exploser,
    Il ne comprend pas les décisions imposées.
    Il pense à l’amour, la générosité, l’humilité,
    À la gratuité.
    Que la vie des dirigeants est sombre,
    Ils se cachent dans les ombres.

    Pour mieux lancer leurs bombes
    Détruisant même les colombes.
    Le commerce des armes est florissant,
    Pour certains très enrichissants.
    Le dictateur engendre la peur,
    C’est un snipeur.
    Il ne voit plus ses frontières.
    Ses décisions sont meurtrières.
    Les hommes doivent être à ses pieds,
    Pas de plaidoyer.
    (12/03/2022)




     
     

     


    6 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique