• Là-haut sur la montagne 

    Là-haut sur la montagne,
    Bien loin de notre Bretagne,
    Nous étions en vacances.
    Refusant toute affluence,
    Nous avions choisi ce petit chalet,
    Pas un grand palais,
    Pour limiter le ménage
    Sans opter pour le caravanage.

    Le matin, dès l’aube du jour,
    Quelques biquettes venaient nous souhaiter le bonjour,
    Précédant le coq de la bassecour,
    Qui n’était pas le premier à réagir seul dans sa cour.
    Son appel au réveil, certes un peu tôt,
    Secouait notre petit château :
    C’est l’heure du café,
    Pour tous les assoiffés.

    Personne ne bougeait.
    Bien que le ciel fût déjà dégagé,
    Une pirouette dans le lit,
    Pour eux, une anomalie,
    Et chacun retrouvait le sommeil,
    Malgré l’apparition du soleil.
    Branlebas de combat vers 9 heures
    Un bon déjeuner nous apportait le bonheur.

    Notre chalet baignait presque dans l’eau,
    Entouré d’une rangée de bouleaux.
    Sacs sur le dos bien empli,
    Nous grimpions dans la montagne embellie,
    Par les couleurs du soleil.
    Du fermier, nous suivions les conseils,
    Pour ne pas trop nous fatiguer,
    Dans une terre mal irriguée.


    Là-haut, nous furent récompensés
    Malgré une montée assez cadencée.
    Seuls, dans l’immensité du paysage,
    Nous amusant de la couleur de nos visages,
    Pas un mot ne sortait de nos bouches,
    Comme pour éviter les mouches.
    Personne ne songeait au bivouaque,
    Toujours rangé dans nos sacs.

    Le casse-croûte avalé
    Il nous fallait redescendre dans la vallée,
    Pour regarder toutes les photos
    Prises là-haut.
    Chacun y avait mis tout son cœur,
    Pour immortaliser ce bonheur.
    La fatigue nous avait rattrapés
    Nous ne pouvions y échapper.
    (06/02/2020)

     

     

     


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  • Le café

    Sur la grande place de notre village
    Traversée par quelques attelages,
    Étaient plantés d’immenses platanes,
    Comme dans le jardin de l’ermitage.

    Je me suis assise à la terrasse d’un café
    Car j’étais assoiffée.
    Ma voisine savourait une glace au citron,
    Très demandée en cette saison.

    Intense était la chaleur,
    Au milieu de l’après-midi à quatre heures ;
    Mes yeux pleuraient face au soleil.
    J’ai commandé une grande bouteille.

    Passe au-dessus de nous une hirondelle
    Suivie quelques pigeons,
    Assoiffés en cette saison
    Au ralenti planaient leurs ailes.

    Ils étaient  attirés par les quelques miettes tombées des tables,
    Mets plutôt agréables.
    Sacré soleil qui nous chasse à l’ombre des platanes,
    Où étaient ragées quelques bonbonnes de butane.
    (02/02/2020)

     


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  • La vie est un long chemin

     

    La vie est un long chemin,
    Qui traverse tant les fleurs des champs,
    Que les chrysanthèmes qui vous disent au revoir.
    Á chaque carrefour des fleurs différentes,
    Couleurs chatoyantes,
    Couleurs tristes emplies de larmes,
    Couleurs blanches pour la joie des époux,
      Couleurs roses multicolores.

    Petit bébé de quelques mois,
    Ton chemin commence à la maison avec tes premiers pas.
    Tu hésites, tu as peur de tomber,
    Et tu te lances pour quelques pas.
    Les bras de maman sont grands ouverts,
    Pour t’accueillir avant la chute.
    C’est la joie pour toute la famille.
    Tes premiers pas seront suivis de tant d’autres.

    Quelques années après,
    Va s’ouvrir devant toi des chemins,
    Qui traverseront la cour de l’école,
    Des examens à passer,
    L’orientation de ta vie.
    Smartphone, ordinateurs, appareils connectés
    Te traceront des directions,
    Pour t’aider à choisir.

    La vie de tout être vivant
    Suit un grand chemin plus ou moins balisé,
    Par ceux qui t’ont précédé.
    De nombreux croisements s’ouvriront devant toi.
    Ton choix sera fonction de ton caractère,
    De ta mentalité,
    De ton courage
    De tes désirs et tes souhaits,
    Avec l’aide  d’adultes.

    Tout chemin de vie est balisé,
    De couleurs variées ;
    Chacune fixe une direction,
    Celle de l’amour avec le rouge,
    Celle des larmes avec le noir,
    Celle des efforts, bandes rouges et blanches.
    Tu ne peux les éviter.
    La vie est un jeu de risques,
    Dont on ne connaît pas les traversées.
    (29/01/2020)

     


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  • L’artiste

     

    L’art est un don,
    Enraciné dans l’être dès sa naissance,
    Qu’il soit peintre, écrivain ou poète.
    Un jour, sans savoir pourquoi,
    Ce don va éclore au cœur de l’individu,
    Pour rejoindre les hommes dans leur cœur,
    Leur offrant un peu de son imaginaire,
    Qui est son propre domaine,
    Un récipient d’amour,
    Qui se nomme art.

    Dans tout artiste, il y a du rêve,
    De l’imagination débordante,
    Parfois incomprise,
    Parfois méprisée,
    Parfois rejetée.
    Rêve d’imaginaire,
    De l’incroyable,
    De l’indéfinissable.
    Rejet de l’artiste,
    Incompris de tous.

    Tout échec de l’artiste peut devenir terreau,
    Pour des œuvres futures,
    Par lui encore inconnues,
    Mais en germe dans son esprit.
    Il a semé dans la bonne terre,
    La sienne,
    Qu’il faut émonder par un travail régulier.
    Une œuvre ne surgit pas sans une longue préparation,
    Qui murit son auteur,
    Et construit l’artiste.

    Que de pages arrachées, sans suite.
    Que de feuillets endormis dans un coin,
    Et surgissent un jour,
    Car l’auteur est prêt à le recevoir.
    Que de poèmes mis sur le côté,
    Non compris du lecteur,
    Qui n’a pas encore pénétré l’âme du poète.
    Que de cartons déchirés,
    Avant d’être reconnu du public,
    Comme véritable artiste  peintre.

    Dans tout artiste, il y a un rêveur,
    Qui n’a pas toujours les pieds sur terre.
    Il avance dans son imaginaire,
    Dans le monde de fées diverses,
    Dans une nature vivante.
    C’est là, qu’il trouve son aspiration.
    Dans son poème, dans son livre, dans sa peinture,
    C’est toute son âme qui s’ouvre à vous.
    Ne lui demandez surtout pas,
    Dans quel état d’esprit il a œuvré.
    (29/01/2020)


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  •  

    Zombi
     

    Avec mon masque d’aide respiratoire,
    Devenu obligatoire,
    Le miroir me renvoyait l’image d’un zombi,
    Emfermé dans un cagibi.
    Le reste du corps restait identique,
    Mais une allure limphatique.

    Au beau milieu de la nuit,
    Sans faire aucun bruit,
    Une main m’a touché doucement,
    Mais efficacement ;
    quelques mots à l’oreille,
    Je n’avais pas mes appareils.

    Une petite voix me disait : je suis Zombi, le démarcheur
    Je viens juste te chercher, je ne suis pas vendeur.
    Lèves-toi,
    Et suis-moi.
    Il avait débranché l’appareil,
    Qui accompagnait mon sommeil.

    Je me retrouvais au milieu d’une forêt
    Je n’étais pas timoré.
    Un magnifique soleil transperçait les feuillages,
    Je me croyais au Moyen-âge.
    Partout des zombis chantaient les beautés de la nature
    Dans une forêt pleine de verdure.

    Au loin, j’aperçus une fée,
    Par sa beauté j’étais bleuffé.
    Sa robe brillait dans les rayons du soleil,
    C’était une merveille.
    Je suis la reine des zombis
    Je suis d’un autre acabit.

    Mon royaume est imaginaire,
    Pour vous les hommes, une histoire millénaire.
    Avec moi, tu vas le visiter
    C’est une coproriété,
    Car tu es dans le domaine des songes
    Que personne ne sonde.

    Sois le bienvenu dans ce monde fabuleux,
    Que tu trouveras miraculeux.
    Des elfes, des nains, tu rencontreras ;
    Blanche-neige te recevra,
    Dans sa cabane féérique,
    Pour un goûter exotérique.

    Les fuites de mon masque me réveillèrent brutalement,
    Le monde de zombi s’effaça rapidement.
    J’enlevais mon masque,
    Trop proche d’un casque,
    Et essaya de retrouver le sommeil,
    Et la forêt magique ;
    Tout avait disparu, c’était logique.
    (25/01/2020)

     

     


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  • L’ange de mon inconscience

     

    Dans un sommeil profond,
    Accompagné d’un léger air de balafon,
    Soutenu par une aide respiratoire,
    Pour réduire quelques déboires,
    Il était là devant moi,
    Sur la bouche un doigt,
    Mon ange gardien,
    Qui n’avait rien d’un comédien.

    Existe-il dans un autre univers,
    Vivant devant Dieu à découvert,
    Que je retrouverai un jour,
    Peut-être à contre-jour ?
    Fable inventée au Moyen-Âge,
    Comme celles des coquillages,
    Avec des perles attendues,
    Pour sauver les âmes perdues.

    Quoi qu’il en soit, je le voyais debout ;
    Ce n’était pas un marabout,
    Ailes repliées pour ne pas prendre trop de place,
    Comme sur des petits bancs de la classe.
    Pas un mot, pas une parole,
    Il jouait simplement son rôle,
    D’assurer un sommeil pas trop léger,
    Une simple présence pour me protéger.

    Chacun d’entre nous aurait son ange gardien,
    Toujours là dans le quotidien,
    Qui se tiendrait devant Dieu,
    Que l’on ne peut voir de nos yeux
    Gardant notre place sacrée,
    Dans un univers éternel, bien ancré.
    Il est là à coté de nous et en nous,
    Pour nous aider à tenir debout.

    Il ne planait pas dans un univers lointain,
    Dont les rayons du soleil seraient éteints,
    Il était là, à côté de moi,
    Tenant en silence son hautbois,
    Me tenant la main,
    Jusqu’au petit matin,
    Une main chaude venue des cieux.
    C’était pour moi merveilleux.

    Á l’heure de l’éveil,
    Juste avant le réveil,
    Je sentis sa main lâcher doucement la mienne,
    Déjà trop païenne,
    Il me fit un petit signe,
    Digne d’un cygne,
    Et sans dire un mot ou faire un autre geste,
    Il retrouvait son monde céleste.
    (20/01/2020)

     

     

     

     


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  • La musique
     


    Éternelle musique,
    Composée de notes basiques ;
    Douce musique qui emplit tout mon être,
    De termes d’amour comme une belle lettre,
    Qui a tant de sous-entendu,
    Qu’elle devient inattendue.

    Son compositeur, un artiste méconnu,
    Dont la valeur aurait dû être reconnue,
    Laisse en mon cœur
    Un temps de bonheur,
    Que personne ne pourrait m’arracher,
    Sans au préalable m’attacher.

    Le véritable artiste compose souvent la nuit
    Quand autour de lui ne règne aucun bruit ;
    Du milieu de ses rêves profonds
    Des notes dansent autour de lui,
    Telle la musique d’un balafon,
    Qui se rangent dans un étui.

    Le matin, dès le réveil,
    L’artiste découvre cette merveille,
    En faisant glisser les notes sur le clavier de son piano
    Les chantant comme un soprano,
    Seul dans son salon,
    La plus belle pièce de la maison.

    Ces quelques notes de la nuit,
    Vont se renforcer grâce à lui,
    Jusqu’à composer une belle symphonie,
    Sans aucune cacophonie.
    Son œuvre pourra alors dormir
    Et avec le temps s‘affermir.

    Des rêves à l’infini, nuit après nuit,
    Nous permettent aujourd’hui,
    De vivre avec cet auteur inconnu,
    Qui sera toujours bienvenu,
    Des instants inoubliables,
    D’une journée très agréable.

    Éternelle musique,
    Issue de notes basiques,
    Tu nous faits rêver même éveillés,
    Jour et nuit, pour nous égayer,
    Avec ou sans piano,
    Comme sur une branche, le chant des petits moineaux.
    (15/01/2020)

     

     

     


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  • La trottinette

     

    Notre première trottinette était en bois
    A l’époque c’était la loi.
    Elle devait servir à toute la fratrie
    Nous jouions dans les prairies,
    Car dans le couloir elle faisait trop de bruit,
    Les employés auraient fui.

    Que de courses, elle était notre cheval,
    Fiers quand nous étions au festival ;
    Nous étions les seuls spectateurs,
    C’était notre bonheur.
    Peu à peu les roues s’usèrent,
    Pour nous quelle misère.

     

    Sa mort fut déclarée,
    Nous étions effarés
    La seconde trottinette était en fer,
    Avec des roues en caoutchouc ;
    De tous les jouets, elle était notre chouchou.
    Il ne fallait rien défaire.

    Pas facile de la conserver neuve,
    Malgré les dures épreuves.
    Grands et petits faisaient des cabrioles,
    C’était une belle bestiole,
    Qui a son tour se fatigua,
    Jusqu’à devenir gaga.

    Montrant ces photos aux petits-enfants,
    Ils les regardaient en riant.
    Pas de moteurs électriques !
    C’étaient des jouets chimériques.
    C’était aux temps anciens,
    Du temps des capétiens.
     
    Avec ces vieux jouets
    Nous jouions des années,
    Nos parents n’avaient pas les moyens,
    Tout en étant de bons citoyens
    De  nous choyer comme aujourd’hui,
    En multipliant les produits.
    (18/01/2020)

     

     

     


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  • Un père, une mère

     

    Défis n° 3248 chez Evy

    Mots d’une autre époque,
    Où beaucoup vivaient dans des bicoques.
    Ces termes avaient encore du sens,
    Égalité sur les plateaux de la balance.
    Un père, une mère égalaient une famille,
    Pas  besoin de béquilles.

    Aujourd’hui, on parle de parents,
    Familles décomposées ou recomposées,
    Aux enfants, ne rien imposer,
    Ils régiraient en refusant.
    Un seul mot reste indispensable : amour,
    Qui assure aux enfants de nouveaux carrefours.

    L’amour des parents pour leurs enfants,
    Sous-entends un lien permanent,
    Qui nécessite la présence d’un père et d’une mère,
    Qui ne doit pas être chimère.
    La tendresse de la mère,
    Sans vagues comme la mer,
    L’autorité du père,
    Qui n’est pas pour autant un expert.

    Qui, mieux qu’une mère,
    Quelque, pour soutenir ses enfants, un peu compère
    Peut consoler l’enfant en pleurs,
    Que recherche le bonheur
    Malgré la punition méritée,
    Sans aucune ambiguïté.
    La paix est vite retrouvée dans le jupon de maman,
    Qui ne fait pas semblant.

    Courir sur un chemin interdit,
    L’enfant, un peu trop dégourdi,
    Oubliant ses promesses de le veille à plusieurs personne,
    Qui ne courent plus comme une lionne,
    Enchaine punition sur punition,
    Pour marquer cette déviation,
    Même si l’enfant est angoissé,
    Un beau sourire ne peut effacer.

    Une famille sans père,
    Un couple sans mère,
    La loi l’autorise depuis peu d’années,
    Plus utile de cancaner,
    Vous en verrez de plus en plus,
    Les temps sont révolus.
    Le bien des enfants et de la fratrie,
    Ne passe plus par la mairie.
    (13/01/2020)

     


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  • Gens du voyage

     

    Ils sont venus, ils sont tous là,
    Ils accourent de là-bas,
    Ils occupaient nos pâturages,
    Avec beaucoup de courage.
    Un poteau électrique accessible,
    Une bouche à incendie disponible,
    Ils se sont installés un matin,
    Occupant même notre chemin.

    Qu’ils soient bohémiens, Rom ou gitans
    Ils reviennent tous les ans,
    Pour occuper ce même lieu,
    Dans notre banlieue.
    Ils viennent, ils partent, être ici ou là,
    Mais toujours lors des Pietà,
    Où tous se rassemblent,
    Pour prier ensemble.

    Leur linge sèche sur les haies,
    Et sur des bouquets de bleuets.
    Leur vie a bien changé,
    Leur roulote bien arrangées,
    Machine électrique pour la lessive,
    Contre nous, pas agressive.

    Sont-ils brigands ou voleurs,
    A leur heure ?
    Les hommes se couchent tôt le matin,
    La nuit ils errent sur les chemins,
    Pour trouver nourriture pour leur smalah,
    Qui, dès le réveil, attend la récolte du prélat.
    De villes en campagnes,
    C’est un véritable bagne.


    A la tombée de la nuit,
    Juste à côté des buis,
    Au beau milieu de leur caravane,
    Bien fixée dans la savane,
    Un feu de la saint Jean,
    Qui attirent le gens,
    Monte vers le ciel,
    Flammes plurielles.

    Quelques gitanes dansent dans cet environnement,
    Pour les villageois, un évènement,
    Qui les attire contre quelques piécettes,
    Déposées dans des chaussettes.
    Les maisons se sont vidées,
    Sans se sentir intimidés.
    C’est l’heure des larcins,
    Réalisés par les plus malins.
    (10/12/23020)

     

     

     

     


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  • Derrière le grillage

     

    Mon jardin est entouré de grillages
    Qui ne me protège pas des pillages.
    Grâce à lui, je vois mes voisins
    Au milieu de leur pelouse, un grand bassin,
    Qui permet  aux petits de patauger,
    Au milieu du potager.

    Grillage dans la nature,
    Qui du chemin, sépare une belle pâture,
    Où pait un troupeau de vaches,
    Qui courent comme des apaches.
    A l’heure de la traite,
    Elles se rassembleront près de la charrette.

    Question de mode, de nombreux grillages sont retirés
    Pour y édifier un mur pour éviter,
    Le passage d’auteur de larcins,
    Qui traînent sur nos chemins,
    A la recherche de légumes
    Et quelques fruits et agrumes.

    Au fond du jardin,
    Chaque matin,
    On entend chanter le coq,
    Sortant de sa petite bicoque,
    Pour réveiller son harem de poules,
    Dont les poussins se chauffent sous une grosse ampoule.

    Le poulailler est bien grillagé,
    Et l’intérieur aménagé
    Pour faire fuir le renard
    Un drôle de combinard.
    Il aimerait un festin de poule
    Bien fixé sous son coude.

    Que de grillages dans nos vies
    Dont on n’a pas envie,
    Qui nous enferment et limitent nos libertés,
    Nous en sommes souvent heurtés ;
    Que ce soit au travail ou dans les loisirs
    D’importants grillages nous empêchent de choisir.
    (11/01/2020)

     

     

     


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  • Vie multicolore 

    Multicolore cette photo d’un coin de mer,
    Qui éloigne toute chimère,
    De monstres marins,
    Éloignés de ce bassin.

    La nature est multicolore,
    Si on la laisse s’éclore,
    Saison après saison,
    Par de multiples combinaisons.

    Arc-en-ciel multiple
    Fascinant en montagne nos périples,
    Silence des orages ravageurs,
    Sur les hauteurs.

    Les lumières de Noël brillent encore
    Donnant aux rues des aspects multicolores,
    Aux heures de la nuit tombante ;
    La ville est accueillante.

    C’est une vision de fête,
    Qui en un instant brille dans nos têtes.
    C’est toute une parcelle de la ville,
    Eloignée des bidonvilles.

    Une chromatique de couleurs,
    Apporte un peu de chaleur,
    Aux habitants gênés par les grèves,
    Qui pour eux n’est pas un mauvais rêve.

    Là-bas, la vie se terre dans le silence,
    Entre les habitants, aucune équivalence.
    C’est un autre monde que l’on évite,
    Pour eux, la sérénité ne s’invite.

    Pour discours de la nouvelle année, le maire fait la synthèse,
    Des activités passées, mettant entre parenthèses,
    Les quartiers de la périphérie,
    Éloignés de fééries.

    La joie de Noël
    Comme une bonne nouvelle,
    Efface la misère,
    Par des chants aux multiples airs.
    (10/01/2020)

     


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  • Vieillir

    Défi n° 246 chez Evy

     
    Vieillir, c’est compter le nombre d’année
    Vécu sans se faner,
    Tenir debout comme un arbre,
    Dont le tronc est aussi dur qu’un marbre,
    Malgré son dépouillement hivernal,
    et qui reverdit dès le printemps, sans aucun mal.

    Le mot vieillir et ceux issus de la même racine
    depuis longtemps nous bassinent.
    Notre commune invite ses ainés,
    les 70 ans et plus d’années,
    sans jamais parler des vieux,
    ni des aïeux.

    Regarder derrière soi
    Sans aucun effroi ;
    les regrets d’antan,
    ne font pas rajeunir longtemps,
    N’importe pas la jeunesse
    en téléchargeant un logiciel d’allégresse.

    Chaque anniversaire est un jour de joie
    pour les autres comme pour soi.
    Ce n’est pas un jour terrible,
    Mais une fête accessible.
    Il faut savoir pimenter sa vie,
    Et en avoir envie.

    Sans être une vague tumultueuse,
    Les années s’écoulent comme une crème onctueuse,
    Dont il faut savoir prendre le virage.
    La vie, quelle que soit l’âge, n’est pas un mirage,
    Mais une réalité concrète,
    qui n’a pas besoin d’interprète.

    Toujours beau un visage
    Qui n’a pas d’âge.
    Les crèmes antirides,
    N’arrêtent pas le compteur aride,
    Dont vous n’êtes pas le maitre,
    Et n’en connaissez pas les paramètres.

    Les ainés regardent couler le sablier,
    Sans rien maquiller,
    De la vie qu’ils ont vécue,
    Et qui ne les a pas vaincus.
     Pourquoi fouiller les tiroirs,
    En se tortillant la mémoire.
    (31/12/2019)

     

     


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  • Bulle de neige

    Boule posée sur une main,
    Qui la regarde de loin,
    Ne reconnaissant pas ce paysage,
    Pour elle un simple présage,
    Ou une idée farfelue
    A elle seule dévolue.

    Habitacle d'avenir
    Dans lequel elle devrait alunir,
    Image de son passé,
    Dont elle a pu se débarrasser,
    Après un long sommeil,
    Brutal, fut le réveil.

    Sa bulle, elle l'avait progressivement construite,
    Elle qui était si instruite,
    Fuyant son environnement,
    Pour un profond déracinement.
    Elle recherchait la solitude,
    Remplie d'incertitude.

    Elle voulait écrire le livre de sa vie,
    Depuis longtemps, elle en avait envie.
    Les mots se sont envolés,
    La feuille s'est gondolée,
    Le stylo s'est affolé,
    La page s'est vite bariolée.

    Le livre s'est dégonflé,
    Dans l'abime, il s'est essoufflé.
    Quelques poèmes ont survécu,
    Elle n'en fut pas convaincue.
    Du sommeil elle les a arrachés,
    A eux, elle s'est attachée.

    Sa bulle n'a pas résisté,
    Elle n'en fut pas attristée.
    La réalité de la vie lui est apparue,
    Peu à peu, en elle, elle a cru.
    Vivre dans une bulle n'a qu'un temps,
    En sortir peut durer longtemps.

    La poésie l'a sauvée,
    Sa tête fut lavée,
    Son esprit renouvelé
    La vie l'a appelée ;
    L'isolement n'est qu'un lointain souvenir,
    La liberté retrouvée devrait la prémunir.
    (28/12/2019)

     

     

     


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  • Mots et notes
     
    Page blanche qui attend que se déposent des mots
    Pour composer un simple mémo ;
    Plume de stylo prête à la recouvrir
    De lettres qui vont atterrir
    Pour devenir je ne sais quoi
    Restant calme pour ne pas se tromper de doigt ;
    Page blanche prête pour que s'alignent quelques lettres,
    Que l'oiseau-lyre aidera à mettre,
    Mots indicibles,
    Pas encore corrigibles.

    Dans un coin de son esprit,
    Enfoui, bien à l'abri
    Une autre page blanche attend sur des lignes horizontales,
    Quelques notes artisanales,
    Qui volent dans les airs,
    Loin de notre univers,
    Pour former une gamme,
    Refusant tout amalgame.
    Une musique douce, à peine audible,
    Glisse dans des oreilles encore peu sensibles

    Page blanche, tu te couvres de mots,
    Issus de la pointe du stylo,
    Pour former phrases ou verres,
    Qui au départ glissent de travers,
    Troublant son esprit
    Qui n'a pas compris,
    Qu'un poète divague
    Se laissant balloter par les vagues.
    Sur le papier, il atterrira,
    Dans tous ses apparats.

    Lignes de la portée,
    Sur la feuille limitée,
    Vous vous couvrez de notes blanches ou noires
    Pour accroitre mon répertoire ;
    Tout se fait en aparté,
    Dans un esprit bouillonnant de clarté.
    Tout l'art de la musique,
    Eveille un esprit poétique
    Qui œuvre dans le silence,
    En toute invraisemblance.

    Page noircie d'un côté,
    Notes couchées sur les portées,
    La rencontre peut s'établir
    L'une et l'autre vont s'assouplir
    Dans une fusion totale
    Accomplissant leur idéal.
    Le poème devient chantant
    La musique, derrière les mots, s'entend.
    L'auteur plonge dans la musique,
    Sans le moindre effort physique.

    De la fusion des deux techniques.
    Comme deux pôles magnétiques
    L'esprit du poète éclate,
    Sa figure écarlate,
    Son émotion déborde,
    Tout concorde.
    Il peut l'offrir au monde
    Qui la chantera à la ronde.
    Les médias vont s'en emparer.
    Devant sa création, il reste effaré.
    (26/12/2019)

     
     


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  • Noël 2019 

    Gloire à Dieu au plus haut des cieux
    Et paix sur la terre aux hommes qu'il aime.
    Noël, fête de la joie
    Pour toi et autour de toi,
    Dans ta famille,
    Fête de la paix
    Pour tous les éclopés,
    Qui marchent avec des béquilles ;
    Pour ceux qui vivent dans des pays en guerre,
    A l'autre bout de la terre.

    Lumière de Noël,
    Qui apporte une bonne nouvelle,
    A vous les sans abri,
    Qui vivent de débris ;
    A vous les exilés économiques ou politiques,
    Africains ou asiatiques,
    A vous les sinistrés des inondations,
    Qui n'ont pas d'autres solution,
    Que de se retirer dans des gymnases municipaux
    Ou divers entrepôts.

    Lumière de Noël,
    Qui vous appelle,
    A ne pas vous refermer sur vous-même,
    Pour vous ouvrir au message de Bethléem,
    Ouverture sur les autres ;
    Pour devenir apôtre,
    De la fraternité
    Et pour tous, la liberté ;
    Ouverture à ceux qui sont seuls, isolés,
    En ces jours de fête, ils ne vont pas rigoler.

    Lumière de Noël,
    Qui peut devenir relationnel,
    Avec des malades dans les hôpitaux,
    Ou des prisonniers derrière leurs barreaux ;
    Ou simplement avec votre voisine,
    Qui ne quitte pas sa cuisine,
    Devant un écran de télévision,
    La plus mauvaise des solutions,
    Pour ne parler à personne,
    Et surtout pas à un bonhomme.

    Lumière de Noël
    Fierté des commerçants et des industriels,
    Qui en quelques jours font leurs affaires,
    Pour des produits émanant de toute la terre.
    La joie de Noël est loin de leurs préoccupations,
    Elle a pris tant de déviations,
    Pour un chacun pour soi
    Leur unique loi.
    Le Père Noël est devenu premier
    C'est lui qui les fait travailler.
    (24/12/2019)

     

     

     


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  • Noël de notre enfance 

    Il est né le divin enfant,
    Minuit chrétiens,
    Les anges dans nos campagnes,
    Venez divin messie,
    Aujourd’hui dans notre monde…
    Ces chants nous berçaient,
    Emplissaient notre esprit.
    Nous étions heureux de les entendre, de les chanter,
    Au cours de la messe de minuit,
    Et dans nos maisons.

    A côté du sapin, une crèche,
    Un petit ange qui secouait la tête à chaque pièce déposée.
    Nous les entendions dans les rues,
    Dans les centres commerciaux
    Sur les marchés de Noël,
    Ces chants traditionnelles ;
    Chacun portait la Bonne Nouvelle,
    D’un sauveur du monde :
    Jésus est né,
    Chantons Noël.

    Qu’est devenue la tradition chrétienne de la France ?
    Sur les ailes des anges, elle s’est envolée,
    Dans un tremblant halo de lumière oscillant
    De lueurs rouges, jaunes, entremêlés d’orange
    Sous le regard ami d’un doux visage d’ange.
    Le commerce a pris le dessus.
    Je reste là, assis, immobile en rêvant,
    Pensant à la crèche de mes parents,
    Construite sur le piano du salon.
    Rêve d’une enfance, depuis longtemps évaporée.

    Silencieux, devant l’ordinateur qui relaie ma rêverie,
    L’esprit suspendu dans le temps,
    J’aime revivre la douceur de ces années,
    Depuis longtemps envolées
    Et disparues d’une époque moderne,
    Qui prône la liberté de conscience,
    Rejette l’historicité chrétienne de la France,
    Refusant les crèches dans les espaces publiques,
    Au nom de l’égalité…
    Liberté chérie !

    Rejet des signes religieux dans l’espace public !
    Va-t-on détruire nos cathédrales,
    Et raser de nombreux lycées crées par les Jésuites.
    Égalité oblige, bien d’autres bâtiments devraient disparaître,
    Au nom de la laïcité.
    Pourquoi faut-il rebâtir Notre Dame de Paris ?
    Pour réduire l’effet de serre, plus de bois dans les cheminées ouvertes,
    Plus de voiture dans les villes et sur les routes,
    Retour à la charrette tirée par des bœufs,
    Adieu électricité et appareils électriques.

    Non, l’esprit de Noël est toujours là,
    Bien ancré dans nos habitudes
    Et sur de nombreux murs de nos cités.
    Paix de Noël pour tous,
    Joie pour toutes les familles.
    Même si les chants disparaissent,
    De grands noms chantent encore Noël.
    Les studios de télé sont décorés
    Mais plus de crèches,
    Liberté chérie !
    (21/12/2019)


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  • Noël de clandestins 

    Elle est arrivée en France,
    Une valise et deux enfants en bas âge,
    Son mari a été incarcéré dans leur pays.
    Elle a pu sauvegarder son passeport,
    Espérant que son mari pourrait un jour le rejoindre.

    Marche forcée à travers les montagnes,
    Évitant les grandes villes et agglomérations,
    Se faufilant de village en village
    Pour éviter la police
    Elle arrive en France, épuisée et amaigrie.

    Ses deux enfants ont joué le jeu,
    Acceptant les restrictions,
    Avançant jusqu’à épuisement,
    Secourus par une association,
    Qui l’a mise à l’abri dans une petite tente.

    Tous les jours, elles avaient rendez-vous au resto du cœur ;
    C’est là qu’une bénévole lui a proposé un autre logement,
    Un local en bois au fond d’un jardin,
    Au moins pour passer l’hiver,
    Et lui obtenir de vrais papiers.

    On était en décembre,
    Noël n’avait plus de sens pour elle,
    Ses enfants n’attendaient rien ;
    Des cadeaux, ils ne savaient pas ce que c’était ;
    A manger était leur principal souci.

    Comme chaque jour en hiver,
    Le 25 décembre, ils étaient au lit dès 20 heures.
    A trois, sur la banquette lit,
    Ils se réchauffaient mutuellement,
    Bien souvent le ventre vide.

    Peu après elle entendit frapper à sa porte,
    Toute tremblante, craignant toujours la police,
    Elle entrouvrit doucement,
    Des voies se firent entendre : joyeux Noël !
    C’étaient les propriétaires du cabanon.

    En mains de nombreux paquets,
    Qu’ils déposèrent sur le lit.
    Les enfants tremblaient encore de peur.
    La femme leur dit : à demain midi,
    Nous vous attendons pour partager notre repas.

    Aucun mot ne sortait de leur bouche,
    Même pour dire merci.
    Les visiteurs se retirèrent doucement,
    Comme l’aurait fait le Père Noël.
    De la fenêtre la maman les vit rentrer chez eux.

    Quelques guirlandes éclairaient leur domaine.
    Les paquets ouverts, ils trouvèrent de quoi manger,
    C’était la fête
    Des jouets pour les enfants,
    Une robe pour la maman.

    Il ne manquait que le papa pour se réjouir pleinement.
    Qu’était-il devenu ?
    Elle ne pouvait lui écrire et encore moins lui téléphoner.
    Elle était toujours une clandestine,
    Dans un pays où elle apprenait la langue.
    (13/12/2019)

     


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  • La biche aux abois

     


    Elle est là à quelques pas de moi,
    Cette bête aux abois.
    La peur la fait trembler
    Tout son corps est accablé.
    Les chiens de chasse la coursent,
    Qui gagnera cette terrible course.

    Yeux hagard,
    Elle ne cherche pas la bagarre,
    Trop belle pour perdre la vie,
    Qui en aurait envie.
    Derrière les chiens, les chasseurs
    Qui ne voient dans la bête que du bonheur.

    Un retour de chasse glorieux
    Après un travail laborieux.
    Ce sera la fête au village
    Perdu au cœur de la campagne.
    La tête sera empaillée,
    Les chiens pourront aboyer.

    La biche ne se sent pas perdue
    Jamais un chien ne l’a mordu.
    Elle connaît la forêt dans tous ses recoins,
    Les chiens sont encore loin.
    Biche ô ma biche, ô ma petite biche
    Dans la verdure une magnifique affiche.

    Ne reste pas là au milieu de la verdure,
    Lâches-toi en pleine nature,
    Tes bonds, fais-les dans le silence,
    Tu les sèmeras par ton insolence.
    Ils rentreront bredouilles,
    La tête basse comme des andouilles.

    Dépêches-toi avant qu’ils ne te voient,
    Pour toi une seule voie,
    Etre plus malin qu’eux
    Ils sont trop ambitieux.
    Cours, cours, belle biche,
    Avec toi, ils rentreront godiches.
    (18/12/2019)

     

     

     

     


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  • Les handicapés 

    Quel que soit leur âge,
    Devant eux ne s’offrent que des barrages.
    Les voitures sur les trottoirs,
    Le matin comme le soir
    Ils gênent et font peur
    Eux qui ne veulent que du bonheur.
    Pourquoi les mettre au monde,
    Et les faire entrer dans la ronde,
    Puisque la science peut déceler le handicap,
    Ne faudrait-il pas prévoir d’autres étapes ?

    Quel que soit le handicap,
    Les difficultés de la vie les rattrapent.
    Escalier à monter,
    Le froid à affronter,
    Un travail refusé,
    Ils sont toujours accusés,
    De la société, rejetés.
    Toujours étiquetés
    Heureux les parents qui les acceptent
    Et ne les considèrent pas comme un concept.

    Pas de place pour eux dans les écoles,
    Sur la tête se dresse une auréole ;
    Ils gêneraient la classe
    On n’y peut rien, hélas.
    Les parents jouent aux professeurs
    Qu’ils partagent avec leur sœur ;
    Autour d’eux se dresse l’amour
    Qui les lie pour toujours.

    Seul moyen de déplacement
    Un bon agencement
    Son fauteuil roulant,
    Ou les mains de maman.
    Tendresse familiale
    Toujours cordiale.
    Hors de la maison trop de difficultés,
    On est vite catapulté.

    Dans la rue, l’handicapé gêne les passants,
    Qui ne sont pas regardants.
    Leur place est à la maison,
    Quelle que soit la saison.
    Un simple bonjour,
    Dans la rue ou dans la cour,
    Un sourire d’amour
    Un vrai, sans humour.

    Aime-moi si tu veux
    Ensemble, nous serons heureux.
    Tu m’aideras à accepter mon handicap,
    Nous irons vers un nouveau cap.
    Ils ne veulent que ça,
    Un peu d’amour ça et là.
    L’handicap est lourd à porter
    Il ne faut pas les heurter.
    (18/12/2019).

     

     

     


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