•  

    Trouver une petite pièce de monnaie en or

    Enlevez la saleté qui la recouvre

    Nettoyer les deux faces

    Dans une petite bassine.

    Reviendra sa splendeur originelle.

    Essuyez bien les deux faces

    Sans la rayer

    Sans aucun abrasif

    Et démarrera une nouvelle richesse 

     

     Télécharger un nouveau film

    Est interdit

    Ne le faites pas

    Demandez l’autorisation en payant une

    Redevance pour les droits d’auteur.

    Evitez de vous mettre en dehors des règlements

    Suivez les règles en la matière

    Sans vouloir faire le malin

    Et vous serez un bon citoyen. 

     

     Tendresse d’une mère

    Entourant ses enfants

    Ne la bousculer pas

    Devancer ses souhaits

    Recherchez les allègements

    Et vous serez aimé

    Sans en faire de trop

    Sachez vous faire petit

    Elle saura vous le rendre 

     


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    Pour plaire à une femme, qu’elle soit de passage ou une amie de la famille, il ne faut pas la saouler de paroles, ni trop la flatter. L’amitié se contente souvent de silence. 

    Ne lui demandez pas si elle prend la pilule et si son foyer est bien tenu. Ce serait aussitôt la rupture.

    Vous cherchez à lui plaire ? Commencez par réfléchir. Quel est votre dilemme ? Respecter votre épouse et maîtriser vos envies. Contentez-vous de lui être agréable. C’est la seule chose qui compte. Un simple dialogue sans arrière pensée consolidera votre amitié.

     


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    Le chemin pierreux

     Je n’oublierai jamais ce chemin pierreux,
    qui débouche près de la maison.
    Le long des champs, souvent silencieux,
    Il est connu depuis plusieurs générations.
     

     

    Tout entouré de verdure,
    Il sillonne pour peu de temps, la nature ;
    Bientôt il ne sera plus,
    Le maire voulant en faire une rue.
     

     

    Des immeubles vont prochainement  le côtoyer,

    Les champs de blé à jamais disparus,

    Des logements à perte de vue,

    Le modernisme, vous le voyez ! 

     

    Sur ce chemin encore ombragé,
    deux êtres s’avançaient ; ils n’auraient jamais dû se rencontrer.
    Ils marchaient à pas feutrés,
    l’un rentrait, l’autre s’évadait.
     

     

    Leurs yeux se sont croisés,
    Il faisait encore jour ;
    Longtemps, ils se sont parlés,
    Comme des enfants, seuls, dans une cour.
     

     

    Appuyé sur son bâton tenu d’une main,
    Il serait resté jusque demain.
    Dans le jeu, elle s’est aventurés,
    Plus tard,  ils se sont retrouvés.
     

     

    Ce chemin sera-t-il encore là, après l’hiver ?
    Le printemps le couvrira-t-il encore de verdure ?
    Quoiqu’il en soit, une chose qui est sûr,
    Ailleurs, ils se retrouveront comme deux frères.

     


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    Un adepte de notre association utilise souvent l’expression : « S’en tamponner le coquillard » quand il parle de mes décisions et de ma façon de travailler. Ce manque de respect est étrange de la part de quelqu’un qui pense détenir le pouvoir, espérant le garder encore longtemps. Qui lui aurait attribué de telles responsabilités ? En tant que présidente, je serais au courant. Y-aurait-il « anguille sous roche » de sa part ? Envisage-t-il de me remplacer ? Je ne vais pas le brusquer en l’attaquant de front. Il me faut « ménager la chèvre et le chou » dans l’attente de la prochaine assemblée car je n’envisage pas de céder ma place à un incapable qui ne sait que parler et se placer sans jamais agir. Il a un fameux bagout, mais tout s’arrête là. Il ne faut pas qu’il pense que je vais m’attendrir et m’agenouiller devant lui. 

     


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    Royan 

     

    Ville rasée par les bombardements,

    Vidée de sa population,

    Refusant l’abdication

    Tu as vécu de gros chamboulement,

    Et perdu ta splendeur d’antan.

    Morne Royan

     

     Ta reconstruction me laisse un goût amer

    Bien loin de toute mer,

    Ville sans âme,

    Que personne ne blâme,

    L’été les touristes t’envahissent,

    Te chérissent.

     

     Les vers de Renaud,

    Sans doute composés au bord de l’eau :

    « Ce n’est pas l’homme qui prend la mer,

    C’est la mer qui prend l’homme »

    N’ont aucun sens en ce lieu

    Dis leur adieu.

     

    De mer, il n’y en a point

    Quelque en soit le recoin.

    Royan se situe dans l’estuaire de la Gironde,

    Qui comme la mer, gronde.

    Ses plages de sable bordent le fleuve

    Qui abreuve.

     

     Elles attirent les touristes

    Et de nombreux boulistes,

    A la recherche de soleil,

    Qu’ils guettent dès le réveil

    Pour une séance de bronzage.

    A tout âge

     

     Le marché couvert représente un certain intérêt,

    Les jours de son ouverture, pour acheter des raies,

    Sans oublier les langoustines

    Qui, pour un bon repas, passent à la guillotine. 

    L’église Notre Dame édifiée en béton est bien triste

    Et attriste.

     

     A l’approche de l’eau, une forêt de mats,

    Traverse tous les climats ;

    Ils sont serrés les uns contre les autres qu’ils soient rond ou plat

    Me rappelant des plantations d’Hévéa.

    Ils se balancent au gré des vagues,

    Air vague.

     

     O vagues monotones,

    Qui font croire que la mer est présente,

    Mélancolie, tu n’es pas qu’apparent ;

    Je ne peux chanter ta beauté, je reste atone

    Ni m’arrêter sur cette onde qui divague,

    Morne vague.

     

    Bien scellés au centre de petites embarcations

    Expliquant leurs classifications.

    Les bateaux vont affronter l’eau de l’estuaire,

    Un véritable adversaire,

    Contournant le phare de Cordouan,

    Cher aux chouans.

     

     Certains atteindront la mer lointaine, 

    Toujours incertaine,

    Même à la belle saison

    S’attaquant aux maisons.

    Par des projections de sel

    Un carrousel.

     

     Ville reconstruite dans un style moderne,

    Reste pour moi une cité terne.

    Retirez les plages de sable,

    Pour les vacanciers, elle ne sera plus abordable.

    Donnez-lui un peu de couleur

    Pour du bonheur

    (20 mai 2018)

     


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    Pour publiez des poèmes

    Relisez bien votre texte,

    Enlevez toutes les fautes d’orthographes

    Soyez très stricte.

    Encore des fautes !

    Ne négliger pas la préparation

    Comme un orfèvre travaillez votre œuvre

    Et vous serez récompensé par le nombre de lecteurs 

     

    Préparez-vous pour faire une bonne marche

    Respirez profondément 

    Evitez un départ trop rapide

    Sans aucune préparation

    Et vous irez plus loin

    Ne cherchez pas la performance

    Comme les grands sportifs

    Economisez vos énergies. 

     

     Pour réussir votre dessert

    Regroupez tous les éléments sur la table

    Evitez toute précipitation

    Sans aucune préparation ; prenez votre temps

    Ensuite mélangez doucement vos ingrédients

    Ne vous énervez pas avant d’avoir fini

    Comme ceux qui n’ont pas de patience

    Et vos invités seront ravis 

     

     

     

     

     


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    Par 13 à la douzaine 13 à la douzaine

    ici

    https://atelierecrituretreizealadouzaine.blogspot.com/

    Mon fils entre au lycée agricole,

    Branche vinicole.

    Il aimerait reprendre l’exploitation familiale

    Un désir patriarcal.
    Il sera pensionnaire.

    Pour lui, quelle affaire.

    Qui le guidera dans sa nouvelle vie,

    Pour parvenir à ses envies ?
    Il faut préparer son trousseau,

    C’est un autre berceau.
    Que de contraintes,

    A faire sans aucune crainte !
    Dans la liste, que de choses farfelues

    C’est une liste absolue.

    On le prend pour une marionnette.

    Pour tout emmener, il faudra une camionnette.

    Assise sur un siège près de la margelle du puits,

    Juste après un orage de forte pluie,

    Je regarde le mur couleur brique, un peu terne,

    En ce qui me concerne.

    Je prends une légère collation,

    Pour la circulation.

    J’ai les jambes fatiguées

    Je ne peux plus bourlinguer.

    La pluie s’est arrêtée

    Pourquoi rester abritée ?

    Mais la gouttière fuit encore,

    L’eau s’écoule sur le mur de dehors ;

    Je vais prévenir le plombier,

    Installé aux Herbier.

    Dans les champs, mon mari travaille

    Le bord des vignes, il débroussaille.


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    Eternelle beauté

    Tout est beauté.

    Ecarquillez les yeux

    Regardez la nature

    Ne la défigurez pas

    Elle vous le rendra.

    Laissez la vivre

    Libérez-là de vos étreintes

    Elle a besoin de liberté

    Sans être contrainte 

     

    Enfant de tout pays

    Tenez-vous la main

    Etendez les bras vers l’autre

    Regardez-le joyeusement

    Ne le méprisez pas

    Et vous ne serez pas rejeté.

    Laissez-les vivre

    Libérez vos étreintes

    Enfant de tout pays

    Soyez les ambassadeurs de la paix. 

     

    Elevez les bras bien haut

    Tout le corps doit réagir

    Etirez vos mains

    Restez sans bouger

    Ne respirez plus

    Elle progresse la détente.

    Laissez-vous aller

    Libérez tout votre corps

    Elevez votre esprit

    Sans vous contracter.

     


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    La Porte des rêves 

     

    Une telle porte peut être fermée
    Pour empêcher le rêve de s’évaporer,

    Et mieux s’accoutumer,

    Pour avec l’individu, collaborer.

    Mais elle peut être ouverte 

    Pour faciliter les découvertes

    Et construire une grande épopée

    Qui ne pourra s’échapper.

    Quelle soit ouverte ou fermée

    La porte des rêves n’est jamais allumée.

    Elle surprend dans le noir

    Une fois tombé le soir,

    Et disparaît au petit matin,

    Sans aucun baratin.

    Tout évènement peut ouvrir cette porte

    Et l’individu emporté

    Dans des nuages brouillardeux

    Qui peuvent le rendre heureux.

    Grand Maître des rêves,

    Toi que les crées sans aucune trêve,

    Inonde mon être de tes rêves heureux

    Dont tu es si généreux ;

    Ils me font dormir d’un sommeil générateur

    Et grâce à eux je suis un bon auditeur.

    Eloigne de moi ceux que l’on nomme cauchemar,

    Qui agitent mes nuits comme des calamars,

    Qui me cerneraient pour me détruire

    Et dans l’enfer m’introduire.

    (12 juin 2018)

     


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    Est-il au fond du ravin,
    Cet être qui me tend la main ?
    S’est-il agrippé à une branche
    ce matin, un dimanche.
    Pourquoi en douter,
    Et derrière une ombre m’abriter. 
    Ecoutez-le pleurer ?
    Son visage est apeuré.
    Depuis des années il cache ses sentiments
    comme si une menace le trouvait somnolent.
    Depuis trop longtemps cet homme souffre ?
    En silence au fond de son gouffre.
    Aurait-il chopé une maladie grave
    Qui chaque jour s’aggrave ?
    L’oreiller serré contre son ventre
    Sur son drame, il se concentre.
    Il ne joue un personnage
    Pour faire croire qu’il est malade, il se ménage ?
    Non ! Il s’est battu pour ses enfants
    sans être étouffant.
    Depuis des années son ménage bascule
    son épouse affabule.
    La réalité du quotidien, il l’affronte seul,
    Lui qui est mon filleul.
    Un drame inattendu l’a bouleversé,
    Tout son être est renversé.
    Il ne voulait y croire
    Refusant la lie du ciboire.
    Peut-il revenir en arrière
    Et renverser toutes les barrières ?
    Sa progéniture le soutient,
    Aucun d’eux ne s’abstient.
    Pour eux, il restera debout,
    Droit comme un marabout.
    (11 juin 2018)
     

     


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    Je n’avais que 4 ans 

     

    Dans mon enfance,

    J’ai eu beaucoup de chance.

    De débarquer au milieu d’une fratrie,

    Sans en être meurtri.

    Toujours quelqu’un avec moi,

    Pour m’expliquer les modes d’emploi.

    Je jubilais de joie,

    En me balançant sur mon cheval de bois,

    Mon nounours dans les bras.

    Qui me le reprochera ?

    Vouloir me faire changer de jeux,

    Pensant me rendre heureux,

    N’était pas chose facile

    Même pour un ainé agile.

    Sans doute mon caractère déjà imprimé,

    Sans qu’il soit exprimé,

    Au fin fond de mon être,

    Don gratuit de mes ancêtres.

    Qui pouvait alors me juger

    Sans vouloir m’affliger,

    Et me dicter mon avenir,

    Pour construire ce que j’allais devenir.

    Je n’avais que quatre ans ;

    J’aimais beaucoup le boucan.

    A cet âge, on ne jure de rien,

    Même pour son bien,

    Mais on refuse tout,

    Sauf les bisous.

    Na !

     

     

    Je voudrais gagner ce jeu.

    Ce n’est pas par jalousie ;

    Je ne suis pas jaloux.

    Le premier prix est une jument

    Le second, un jambon

    Accompagné de deux jambonneaux.

    Le troisième prix, une paire de jumelles.

    Le tirage se fera au milieu de jardin,

    Lors de la célébration du jumelage,

    Avec un village de la Jamaïque.

    Cette tombola doit permettre à nos jeunes d’aller au Jamborée.

    Je n’y suis jamais allé

    Lorsque j’étais jeune


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    Devant la feuille blanche 

     

    Avec de tels mots

    Qui emplissent mon âme de maux,

    Je ne sais par où commencer,

    Et mon texte à qui le dédicacer.

    Par quels mots débuter ce logo rallye

    Que j’avais bien accueilli, 

    Sans mesurer les difficultés du sujet,

    Et bientôt en moi son rejet.

    Sur Google j’ai cherché le sens de ce terme

    Pensant d’abord au jeu de lego qui enferme

    Un être dans sa solitude

    Souvent sans aucune aptitude.

    Qui sera le premier à choper les phrases de mon récit,

    Et comprendre ce qui est écrit ?

    Saura-t-il écouter et apprécier le message

    Et découvrant tous ces personnages,

    Qui me font douter de mes capacités

    Et du sens de mon activité ?

    Qui a mis en moi cette menace,

    De briser mon interface ?

    Une véritable provocation pour un homme qui se dit écrivain,

    Et travaillerait en vain,

    Pour partager ses sentiments avec des lecteurs,

    Toujours inconnus, mais de vrais accompagnateurs.

    Comme des enfants face à une feuille blanche

    Devant laquelle ils planchent,

    Pour travailler leur dissertation

    Sans en trouver la solution,

    Et qui serrent leur stylo dans la main,

    Ne pouvant attendre demain,

    Au fond de lui-même l’écrivain se sent malades

    Et s’enferme dans ses barricades.

    Les mots se sont évaporés,

    Les phrases envolées,

    Son esprit s’est vidé,

    De tout ce qu’il avait commandé.

    Il ne peut que fermer son cahier,

    Et ranger son tablier,

    Dans l’attente d’un jour meilleur,

    Qui sera son conseilleur.

    (6 juin 2018)

     


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    L’Anxiété 

     

    Divagant dans le jardin de la maternité,

    Sur un chemin bordé de roses, des vents bien abrité,

    J’entendis les vagissements d’un bébé qui prenaient l’air de la vie ;

    J’en étais ravi.

    Ils venaient de quitter sa bulle d’eau,

    Où il était bien au chaud,

    A l’abri des intempéries depuis 9 mois

    Qui sévissent dans cette région de l’Artois.

    Ce moment, fruit de l’amour de ses parents,

    Venait de dévoiler en un court instant,

    L’objet très précieux que la mère protégeait dans son ventre

    Bien au chaud dans son antre.

    Rare furent les difficultés de l’attente ;

    Ma fille n’était plus une adolescente.

    Malgré la chaleur de l’été, je frissonnais,

    De peur, j’étais ballonné.

    Je pensais à ma fille qui venait de me donner mon premier héritier,

    Qui ne savait pas encore balbutier.

    Comment réagir devant cette nouveauté,

    Qui ne pouvait être qu’une beauté ?

    Mon regard profond et grave,

    Blanc comme la pulpe d’une betterave,

    Cachait l’émotion d’un homme n’osant pleurer

    A la limite, apeuré.

    J’imaginais le front encore ridé de ce bébé

    A peine nettoyé, encore embourbé.

    Un chant religieux résonnait alors dans ma tête,

    Un chant de fête,

    Celui que l’on chante à Noël devant la crèche

    Pour les juifs, la nouvelle l’arche ;

    Il est enfin né ce petit poupon

    Qui sera un jour mon petit fripon.

    (6 juin 2018)

     


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    Acrostiches n° 10 

     

    Gagnez beaucoup d’argent

    Avec un peu de chance

    Soit au loto, soit au PMU

    Tout le monde a sa chance.

    Restez calme

    On joue simplement

    N’accablez pas vos adversaires

    Ils ne sont que des joueurs comme vous,

    Et vous passerez une bonne soirée. 

     

    Gérez bien votre argent

    Avec ou sans logiciel

    Sans dépensez inutilement.

    Trop de gens ne savent pas le faire.

    Restez longtemps en activité,

    Ou profitez de votre retraite.

    Ne restez pas inactif.

    Investissez vous dans des associations

    Et vous serez heureux de ne pas rester seul. 

     

    Gercés sont vos lèvres,

    Avec de la crème, soignez-les

    Sans en mettre de trop.

    Testez votre produit sur un coin de peau

    Renseignez-vous auprès de votre dermatologue.

    On ne doit pas faire n’importe quoi.

    N’oubliez pas de lire la notice en entier

    Insistez bien sur les effets indésirables

    Et vous retrouverez de belles lèvres.

     


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    Les coquelicots 

     

    Gentils coquelicots

    Fleurs cocorico

    Qui égayaient nos campagnes

    Et attiraient nos compagnes.

    Vous vous étiez enfuis devant les pesticides

    Dont le goût était trop acide.

    Depuis plusieurs années vous aviez disparu ;

    Refusant d’être secourue.

    Plus de tâches rouges dans les blés

    Et dans les bottes assemblées.

    Plus de marguerites

    Mon âme était contrite,

    Devant un tel désastre

    Qui annihilait tout le cadastre.

    La nature était bien triste

    Déplorant les affairistes.

     

     

    Un jour j’en ai revu

    C’était un imprévu,

    Sur le bord d’une route,

    Mouillés de nombreuses goutes.

    Des agriculteurs veulent les sauver

    Sans gêner leurs champs cultivés.

    Dans mon jardin ils sont revenus

    Timidement dans un coin advenu.

    Cachés derrière le fuchsia

    Adossés à l’acacia,

    Ils sont à l’abri d’un mur,

    Une véritable armure.

    Ils sont huit à se dresser,

    Au pied d’arbustes, adossés.

    L’orage ne les a pas abaissés,

    A nous de ne plus les chasser. 

     

    Vous qui aimez la nature,

    Et ses nombreuses cultures,

    Sauver les coquelicots,

    En les mettant dans votre déco.

    Refuser l’emploi de pesticides,

    Et tous les produits en ide.

    La nature vous le rendra,

    Les coquelicots, elle les défendra ;

    Des bouquets de fleurs jailliront dans vos jardins

    Et vous éblouiront tous les matins,

    Sans les avoir semés ;

    Vous en serez comblés.

    Bienvenus, chers coquelicots,

    Vous êtes revenus franco,

    Avec vos amis les pâquerettes,

    Pour taper une bavette.

    (3 juin 2018)

     

     

     


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    L'écrivain 

    Je ne fais pas de brouillon !

    De l’écriture, je ne suis pas un apollon. 

    Qui ose dire une telle ânerie,

    Ou écrire cette badinerie.

    Et le crier sur tous les toits,

    Sans aucun émoi,

    Qu’il soit écolier

    Ou œuvrant dans un atelier

    Ou simple poète à ses temps perdus,

    Sans en être assidu.

     

     

    Le brouillon est apaisant pour l’écrivain,

    Qui écrit tout sur des cahiers de la main,

    Refusant l’ordinateur,

    Qui lui fait peur.

    Pour faire une œuvre solide,

    Il ne faut pas être candide,

    Ni se laissé guider uniquement par son aspiration ;

    Ce n’est surement pas la bonne solution.

    La pureté d’une œuvre sous entend beaucoup de travail

    Sans oublier l’importance du détail. 

     

    Un écrivain qui veut être vénérer par ses lecteurs,

    Qui seront ses futurs acheteurs,

    Est d’abord un bourreau de travail,

    Assis devant un bon vitrail ;

    Il ne compte pas les heures

    Passés dans sa demeure.

    Son bureau est toujours ouvert à ceux qui veulent l’aider,

    Et du temps lui accorder

    Pour corriger, rectifier et relire son brouillon,

    Car il fait toujours un brouillon.

    (29 mai 2018

     

     

     


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    Forêt magique 

     

    Je me baladais sur des chemins ouverts à l’inconnu,

    Mais aujourd’hui c’était moi l’inconnu.

    Seul dans un univers macabre

    Pour m’éclairer, aucun candélabre.

    Devant et derrière mo, dansaient des Trolls

    De véritables guignols.

    Dans les arbres le vent hurlait.

    Et autour de moi se faufilait,

    Pour mieux m’accabler,

    Et sans aucun doute me troubler,

    Des êtres étranges

    Vêtus de simples langes,

    Des pieds à la tête.

    Ce n’était pas la fête.

    La forêt magique de mes rêves,

    Si chère quand j’étais jeune élève,

    Se transformait en domaine d’être bizarres ;

    Ce n’était pas le fruit du hasard.

    Je ne pouvais reculer,

    J’étais affolé.

    Tous les chemins s’étaient envolés.

    Je me mettais à bafouiller

    Tremblant de peur

    Devant mes invisibles agresseurs.

    Qui me tenaient dans leur carquois.

    Je n’avais plus le choix.

    Il me fallait avancer

    Et toujours recommencer.

    Brusquement devant moi se dressait une grande tour,

    Je ne pouvais faire demi-tour.

    J’y pénétrais par une porte étroite ;

    Je me sentis comme enfermé dans une boîte.

    Je me laissais tomber sur le sol

    Mais des Trolls m’ont tiré par le col,

    M’entrainant à travers des dédales de marches,

    Qui montaient vers un sommet ;

    Du noir je m’étais accoutumé.

    En haut de cette tour infernale

    Qui n’avait rien d’amicale,

    Je découvrais les lacets de la route dite des Trolls.

    Je ne pouvais prendre mon envol,

    Car ils me tenaient,

    En haut de cette tour, enraciné.

    Des cars montaient et descendaient,

    Tous de touristes bondés.

    Je fus secoué par le son strident d’un cor.

    C’était mon réveil qui changeait tout le décor.

    J’étais reparti en Norvège,

    Bien loin de mon collège.

    Les Trolls de la foret magique m’ont abandonné,

    Dans la nuit, ils m’avaient déraciné.

    Il me fallait retrouver la réalité

    En rejetant ces absurdités.

    Rêve ou cauchemar, je ne pourrais le dire,

    Des Trolls, je ne saurais médire.

    Ils peuvent devenir dangereux,

    Même s’ils paraissent chaleureux.

    Le mieux, c’est de les éviter 

    Et ne pas vouloir les accaparer.

    (29 mai 2018)

     


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    L’espoir perdu 

     

    Seule dans la maison,

    Aurait-elle perdu la raison,

    Tout espoir de survivre,

    Et la vie poursuivre ?

    En ce début d’après-midi,

    Sous une atmosphère alourdie,

    Des nuages gris comme un mur de fumée,

    Etaient porteur d’orages au sens propres,

    Que personne ne pouvait interrompre.

    Elle était allongée sur le canapé,

    Les vêtements légèrement fripés ;

    Son chat allongé à coté d’elle

    Comme une simple bagatelle.

    Elle dormait profondément

    Comme, d’une nuit, l’aboutissement.

    Sur une petite table couverte de publicité,

    Bien au-delà de sa capacité,

    Un amoncellement de boîtes vides

    D’aspect plutôt aride,

    Voulait  indiquer et dire à l’inconnu,

    Qui semblait être bienvenu,

    Les causes de son sommeil obscur,

    Cachant sa devanture,

    D’une femme qui avait perdue

    Sans être défendue,

    Le sens de sa vie

    Qu’elle croyait asservie.

    Pouvait-elle encore chasser les idées noires

    Qui envahissaient son être chaque soir.

    La famille, le travail, les trajets en TER, tout était sombres

    Et à jamais rempli d’ombres.

    Venir à elle, cet inconnu, pompier ou ambulancier,

    L’emmener sur un brancard d’acier

    Vers les urgences les plus proches,

    Elle qui jouait au gavroche,

    Ne pouvait que la sauver

    Et son cœur réactiver.

    Elle a rouvert les yeux

    Dans d’autres cieux,

    Devant un amoncellement de brouillard,

    Qui l’avait arraché à son geste vasouillard.

    (27 mai 2018)

     

     

     

     

     

     

     


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    Les mots imposés

     

     

     

    La fête des mères

    Que l’on soit en ville ou à la mer,

    Que le temps soit agréable

    Ou abominable,

    Ne peut être qu’moment de joie.

    Que l’on soit seul à la souhaiter

    De mille baisers toujours acceptés, 

    Avec un bouquet de fleurs ramassé dans le jardin

    Aux premières heures de matin ;

    Il apportera dans la maison qu’il va orner, une nouvelle senteur,

    Hors de tout aérateur.

    C’est un geste délicat,

    Accompagné d’un petit verre de muscat.

    Il doit être gratuit,

    Et réalisé dans la douceur, sans aucun bruit.

    Il faut profiter de l’occasion,

    En évitant les gestes de compassion,

    Qui pourraient choquer les personnes âgées

    Dont certaines sont allongées

    Et qui ne peuvent s’évader.

    Il faut les aider.

    Surveiller votre calendrier,

    Noter-le sur votre poudrier,

    Si vous êtes bon, vous ne pouvez l’oublier,

    Dans les journaux ce jour là est publié.

     

     

     

     

     


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    Avec de belles chansons

    Dans une soirée entre amis

    Vous découvrirez ce que veut dire amitié

    Evitez les sujets politiques

    N’oubliez pas : les avis sont divergents

    Toutes les étiquettes sont sans doute présentes

    Imitez la sagesse des anciens

    Ce sont vos maîtres

    Et votre soirée sera une réussite.

     

     

    Avec le vent du nord 

    Dans le froid glacial de l’hiver

    Vous vous êtes emmitouflés

    Epargnant seulement vos deux mains.

    Nous a-t-il abandonné le ciel

    Tout gris toute la journée

    Imposant de gros nuages qui annoncent la neige

    Comme chaque année à la même époque

    Ecoutez la cheminée qui, elle, vous réchauffera. 

     

    Accusé, levez-vous !

    Dans le prétoire on reste digne

    Vos victimes vous regardent.

    Enlevez votre casquette

    Nous sommes dans une salle de respect.

    Tout geste malveillant sera retenu contre vous.

    Inconscient, vous me paraissez

    Calmez-vous, dans votre intérêt

    Et tout se déroulera normalement.

     

     


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