• Les enfants l’aiment,
    Noël, fête de la joie
    Avant les cadeaux.

    Noël au balcon,
    Plaisir du soleil d’hiver
    Pâques aux tisons.

    Crèche de Noël
    Avec de nombreux santons
    Une grande joie.

    Guirlandes fleuries
    Clignotent sur tous les murs
    Les petits aiment.

    Sapin bien garni
    Etoiles et guirlandes
    Plaisir des petits.

     

     

     


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  • Joffrette


    Prénom que j’ignorais
    A ma fille, je ne le donnerais.
    Et pourtant je dois en parler
    Pour le site de Jill, il faut y aller.
    Que dire d’un prénom que l’on ignore ?
    Que je l’adore ?
    Pas du tout. Il me fait penser à Joffre,
    Que sur un plateau j’offre,
    A ceux qui attendent une progéniture
    Que leur donne dame nature,
    Pour un garçon bien sûr,
    Qui na pas peur des blessures,
    Pour devenir Maréchal
    Debout sur un cheval.

    Revenons à Joffrette
    Qui n’a pas de brouette
    Mais seulement une bicyclette,
    Pour aller acheter du fromage
    Afin de rendre hommage
    A quelques personnalités
    Dans son village habiter
    En leur faisant une raclette,
    Précédée d’une petite omelette,
    Et d’un morceau de baguette,
    Le tout arrosé d’anisette.
    En carton les assiettes
    Joffrette à elle seule est une amusette,
    Qui, avec ses copines, taille de longues bavettes.
    (19/12/2018)

     

     

     


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  • Une femme enceinte

    J’ai formé un homme, avec l’aide du Seigneur.
    Il est là dans mon ventre tel un petit baigneur,
    Bien au chaud, pas loin de mon cœur,
    L’être dont Dieu est l’acteur.
    Fille de David, femme juive
    Comme celles qui t’entourent, toujours active,
    Et pourtant tu es autre, tu es la première,
    Et en même temps la dernière
    A vivre une expérience unique
    Qu’aucune autre femme, même ascétique,
    A vécu avant toi
    Femme pleine de foi.

    Femme dont le ventre a gonflé,
    Sans pouvoir le camoufler.
    Sous ta peau tendue tu sens les petits coups,
    De poing et de pied résonnant jusqu’à ton cou.
    Joseph, le visage posé sur ton ventre.
    Ne peut que l’admettre :
    Il est en toi, Marie, ton créateur
    Peut-on en être admirateur.
    Dans ton ventre, un autre que toi
    Qui t’as mise tout en émoi,
    Tu portes la Vie
    Que toute femme envie.


    Que deviendra cet enfant ?
    Saurai-je m’en occuper à tout instant ?
    Serai-je capable de le protéger ?
    Et de lui, écarter tout danger ?
    Toutes ces questions que chaque femme se pose
    Quand en elle, bouge quelque chose.
    La présence d’une vie est une évidence,
    Ce n’est plus une apparence.
    Je vais bientôt être mère,
    Près de moi son père.
    Un cri surgit dans la nuit,
    Peu avant minuit,
    Le bébé est arrivé
    Il va falloir l’élever.

    Cette histoire banale
    Dont la fin peut paraître brutale,
    D’un bébé né en dehors de chez lui
    En pleine nuit,
    Se fête chaque année
    Proche de la nouvelle année.
    C’est la nuit de Noël,
    L’annonce d’une grande nouvelle :
    Dieu est amour
    Il le montre chaque jour.
    Qui se rappelle cette histoire
    Qui n’a rien d’aléatoire?
    On l’appelle aujourd’hui : père Noël
    Refusant la Bonne Nouvelle.


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  • Attente enfants

    Plein de jouets pour Noël

    Au pied du sapin.

     

    Noël des chrétiens

    Le retour du Fils de Dieu

    Comme il l’a promis.

     

    Attendre toujours

    Quelque chose de meilleur

    Plus de salaire.

     

    Attendre enfant

    Pour un très jeune couple

    Une grande joie.

     

    Attendre l’aimé

    Qui en soirée va venir

    Pour deux ou trois jours.

     

    Attendre la paix

    Dans un pays en guerre

    Espoir désiré.

     


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  • Virevolte la neige

     

    Tombe, tombe la neige,

    Glisse comme sur un tapis de liège.

    Cette nuit elle a déposé un tapis blanc sur le jardin

    Et au réveil ce matin,

    La neige encore virevolte

    Recouvrant désormais toute ma récolte.

    Je ne suis pas frileux,

    Et de la voir, je suis heureux.

     

    Comme chaque matin avant le déjeuner,

    Je me suis rendu chez le boulanger.

    Mes pas dans la neige me trahissaient,

    Mais personne n’agissait.

    Il faut dire que j’étais seul sur le chemin

    De si bonne heure, le matin.

    Avec ma chienne bien affectueuse,

    Qui se roulait dans la poudreuse.

     

    Rentrée dans mon petit chalet

    La neige toujours virevoltait

    Couvrant peu à peu mes pas sur ce petit chemin ;

    Avaient disparues les allées du jardin.

    Noël, cette année, sera sous la neige

    Me reviens dans la tête cet adage :

    Noël au balcon, Pâques aux tisons.

    Il faudra sortir nos blousons.

     

    Pensons au temps présent et aux fêtes qui approchent

    Sur le sapin les boules s’accrochent,

    Les guirlandes couvrent les bibelots

    Et les plantes qui ne recevront pas leur ration d’eau.

    Le menu de fête

    Bien accroché dans la tête,

    Restent à faire quelques courses

    Qui finiront par vider nos bourses.

     

    Les routes glisseront,

    Les chasse-neiges apparaitront,

    Pour dégager les grands axes,

    Attention à nos taxes.

    Dans l’immédiat, oublions-les,

    N’en soyons pas accablés.

    Noël est dans toutes les têtes,

    La nouvelle année, la grande fête.

     (13/12/2018)


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  • Mayeul


    Non Mayeul
    Tu n’es pas seul !
    Arrête de pleurer
    Et ton cœur déchirer
    Pour une histoire banale
    D’une fille rencontrée dans un bal.
    Assis dans un fauteuil
    Sous un tilleul
    Tu te dis inconsolable,
    Et pour ta famille insatiable.

    Non Mayeul
    Tu n’es pas seul !
    Rentre sous ton toit
    Et console-toi,
    En ouvrant ton ordinateur,
    Qui pour te calmer sera le principal acteur.
    Mets-toi sur le site de Jill
    Qui ne vit pas isolé sur une île.
    Pour toi, elle a lancé un défi aux internautes,
    Pour te confectionner un antidote.

    Non Mayeul,
    Tu n’es pas seul !
    Regarde sur le site, alignés sur la gauche
    Les poèmes qui se chevauchent.
    Ils ont été écrits pour toi
    Avec beaucoup d’émoi
    Par de nombreuses personnes
    Qui ont aligné voyelles et consonnes,
    Sans te connaitre
    Mais à leurs yeux apparaître.

    Non Mayeul
    Tu n’es pas seul !
    Arrête de t’affoler
    Ton cœur, nous allons le consoler.
    Lis calmement tous ces poèmes
    Qui rempliront ton cœur de crème.
    Peut-être qu’un jour toi aussi,
    Devant ton ordi assis
    Tu écriras ton propre texte bien adouci
    Pour leur dire merci.
    (12/12/2018)

     

     


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  • Jouets pour enfants
    Plaisent aussi aux parents
    Qui jouera le plus !

    Donner des jouets
    Aux enfants qui n’en ont pas
    C’est une bonne action.

    Smartphone ou ordi
    Tous les jouets d’aujourd’hui
    Voulus par jeunes.

    Noël merveilleux
    Rendre nos enfants heureux
    Cadeaux pas d’argent.


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  • Rendre grâce

    Seigneur du ciel et de la terre
    Dont nous ne sommes que locataires,
    Aujourd’hui je te rends grâce
    Avec beaucoup d’audace,
    Pour ces soixante-dix huit ans
    Durant lesquels tu m’as accompagné tout le temps.
    Tu ne m’as jamais laissé seul
    Enveloppé dans un linceul ;
    Mais si grand est ton amour,
    Que tu étais près de moi chaque jour.

    Pourquoi toujours m’arrêter sur les actes négatifs,
    Laissant dans l’ombre ce qui fut positif ?
    La liste des réalisations positives
    Est si longue et toujours si active,
    Qu’un simple poème ne pourrait les contenir
    Et encore moins les définir.
    Je me suis laisser abuser jusqu’à sombrer en dépression
    Sans pouvoir en préciser la première occasion.
    Aujourd’hui tu m’as ouvert les yeux
    Pour arracher de mon cœur ce qui le rendait malheureux.

    La vie vaut le coup d’être pleinement vécue,
    A moi d’en être convaincu.
    Efface de mes yeux ce tableau noir,
    Qui m’entourait jusqu’au soir.
    Remplace-le par un beau ciel bleu
    Du matin jusqu’au couvre feu.
    Seul, je ne pourrais y arriver,
    Mais ton Esprit peut tout activer,
    Pour que Noël soit pour moi, fête de la joie
    Là où le calendrier m’envoie.

    Relever la tête n’est pas évident,
    Après un mal qui m’a habité si longtemps.
    J’avais touché le fond de l’excavation,
    Est déjà en route mon élévation.
    Je suis décidé avec toi de reprendre le dessus
    Et d’en trouver l’issue.
    L’obscurité, je la rejette évidemment
    Pour vivre dans ta lumière encore longtemps
    Que la joie de Noël
    M’apporte une vie nouvelle.
    (5/12/2018)

     


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  • Vendredi 07 et samedi 08 décembre 2018,
    Comme plusieurs milliers d'autres personnes,
    Je serai habillé de jaune.
    Non pas vêtu d'un gilet de sécurité,
    D'un T-shirt, d'un blouson, d'une casquette,
    D'une écharpe ou autre vêtement,
    Mais en jaune.
    Non pas pour aller manifester dans les rues,
    Non pas pour participer à des dégradations,
    Mais pour la bonne cause,
    Pour aider la recherche à avancer.
    Vendredi 07 et samedi 08 décembre 2018,
    Je serai habillé de jaune,
    Dans un esprit festif et solidaire,
    Je serai un membre actif du Téléthon.


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  • Ginette

    Ginette
    Sur sa bicyclette
    Bien fixée sa binette
    Comme une baïonnette,
    Roule vers son jardin
    A bon train
    Pour nettoyer ses allées
    Et chasser toute bête ailée
    Qui mangent les jeunes pousses vertes
    Qu’elles emportent.

    Ginette
    A eu un accident de mobylette
    Depuis elle réutilise sa bicyclette
    Ou, de son garçon, la trottinette.
    Quand il fait chaud, elle boit de l’anisette,
    Qu’elle prépare avec de la ciboulette
    Et quelque fois des blettes
    Pour accompagner son morceau de baguette,
    Le tout bien rangé dans une barquette,
    Assise à terre car elle n’a pas de banquette.

    Ginette,
    Au fond de son jardin a une brouette,
    Avec une petite hachette
    Et quelques clayettes,
    Avec de grandes étiquettes,
    Pour ranger ses courgettes,
    Qui accompagneront de la blanquette
    Cuite avec des coquillettes,
    Quand elle invitera son amie Annette,
    Et sa sœur Henriette.
    (5/12/2018)


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  • Les génériques

    Arthrose et rhumatisme,
    A l’origine de beaucoup d’absentéisme
    Causent de nombreux maux
    Qui sur l’ordonnance ajoutent des mots,
    Des médicaments génériques
    Qui ne sont pas uniques
    Mais causent au malade
    De nombreuses barricades
    Pour remplir son semainier,
    Qu’il faudrait codifier.

    Mylan, Biogaran ou autre laboratoire
    Ils sont à l’origine de nombreux butoir,
    Pour le pauvre quidam
    Qui veut éviter tout ramdam
    Et obéir la sécu,
    Qui ne l’a pas convaincu,
    De faire des économies,
    Sans devenir son ennemi.
    Face aux dénominations de l’ordonnance
    Ajustons les concordances !

    Les couleurs, les tailles ou les emballages
    Sans oublier les affichages,
    N’ont aucun point commun avec l’ancien médicament,
    Dont nous avions l’habitude antérieurement.
    Pour les rapprocher des cachets antérieurs,
    Un vrai casse-tête d’ingénieur,
    Qui peut être à l’origine de graves erreurs,
    Pour le petit assembleur,
    Perdu par la taille et la couleur
    De ceux qui se veulent les meilleurs.

    La personne âgée
    Qu’elle vive assiseA ou allongée,
    Avec toute sa tête
    A la sécu fait une requête
    Pour l’aider à composer son semainier,
    Essayant de ne rien oublier :
    Quelque soit le laboratoire,
    Donnez-lui comme devoir,
    De garder les couleurs et la taille,
    Des médicaments d’origine, sans faille.
    (1er décembre 2018)


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  • L’escalier de la vie

    La vie est un grand escalier,
    Pour s’arrêter, aucun palier ;
    Entre le bas et le haut
    On ne peut souffler même s’il fait chaud.
    On nous parle du passé, du présent et de l’avenir,
    Seul le présent, nous permet de nous accomplir.

    Le passé, je ne peux le modifier
    Il faut apprendre à l’oublier.
    Le futur, on n’en est pas maitre
    Même si des éléments peuvent transparaitre.
    Le présent, vivons-le pleinement,
    Profitons-en joyeusement.

    Notre vie se déroule entre deux extrémités,
    La naissance et la mort, bien délimitées.
    On ne nait pas sur commande ;
    On ne choisit pas sa famille, on s’y accommode.
    La fin peut être précipitée
    Mais aucun retour escompté.

    Monte ton escalier,
    Comme un vaste chantier
    Que tu dois édifier
    Sans pouvoir toujours le codifier.
    Une autre Vie t’attend là haut
    Tu navigues sur un grand radeau.

    Si ton escalier
    N’a pas de palier,
    Fait du sur-place sur une marche
    Petite pause qui te permet de souffler un peu
    Et reprend vite ta marche
    En regardant devant toi le beau ciel bleu.

    De ton passé, ne soit pas esclave
    Ne t’arrête pas aux enclaves.
    La vie présente est trop belle,
    Ce n’est pas une bagatelle.
    Prend-la à pleine main,
    Pour atteindre l’unique but lointain.
    (29/11/2018)


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  • Arnulf

    Parmi tes ancêtres des noms illustres très anciens
    Comme ce monarque carolingien
    Devenu empereur d’occident,
    Pour ses sujets peu incommodants
    Des chanteurs assez connus portent également ce prénom.
    Auquel ils n’ont jamais dit non.
    Peu répandu dans notre société
    Ils n’en sont pas affectés.

    Tu ne connais pas tes ancêtres
    Rien dans ta petite tête.
    Mais dans le froid de l’hiver, tu as mis tes moufles
    Pauvre petit Arnulf.
    Tu cours vers l’école
    Trop jeune pour avoir une bagnole,
    Tu ne veux pas être en retard
    Malgré l’absence d’autocar.
    Tu es en première année de primaire
    Pour apprendre les verbes auxiliaires.
    Tu sais déjà bien lire
    Ta maman te l’a appris et le français acquérir.
    Tu es en tête de classe
    Et la lecture, te délasse.
    (28/11/1018

     

     

     


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  • Parcourir le temps

    Pour retrouver dans ton cœur
    Des frères et sœurs
    A l’extrémité passée de ton temps
    Insérés dans la mémoire depuis longtemps,
    Temps vécu auprès de nos parents,
    Qui vous ont tout donné à chaque instant.

    Mémoire éternelle du temps vécu
    Tableau inoubliable de ce qu’on a perçu,
    Construction pierres sur pierres
    Pour édifier bien à l’équerre,
    L’être qui aujourd’hui peut regarder en arrière
    Sans pour autant faire marche-arrière.

    Convention ineffable de toute une vie,
    Que l’on gardera en mémoire tant que l’on en aura envie.
    Eveillé la nuit, ou en promenade au bord d’un lac,
    Où se déroulera dans la journée, le bivouac,
    Couchés dans l’herbe, le regard tourné vers un ciel tout bleu,
    La mémoire revit ces temps anciens qui échappent à nos yeux.

    Écrire ces temps mémorables de notre histoire,
    Vécus parfois sans gloire,
    Qui nous renvoient à des temps anciens,
    Qui entre eux n’ont aucun lien,
    Ne nécessite pas d’être un grand auteur
    Mais de savoir relire l’intérieur de son cœur.

    Force et courage pour remonter le temps,
    Qui peut fuir lamentablement,
    Sans oublier ce qui nous a fait souffrir
    Nous entourant souvent de beaucoup de rires,
    Avec femme et progéniture,
    Pour une grande aventure.

    Prends ta plume, un cahier, de quoi écrire
    Pour parcourir ton temps et décrire,
    Ce que tu as vécu depuis si longtemps
    Inséré au fond de ta mémoire éternellement,
    Tu laisseras à tes enfants le livre de ta vie,
    Avec eux, tout ce que tu as poursuivi.

    Dans ton cœur, écoute ce silence
    Qui doucement te balance
    Pour vider ton esprit du temps présent
    Qui te poursuit allègrement,
    Et retrouver un temps plus ou moins ancien,
    Où tu te prenais pour un académicien.

    Allongé dans un relax ou sur un lit
    Quelques minutes de silence au milieu de ce que tu vis,
    Les yeux et oreilles fermés,
    A coté de toi rien qui peut t’alarmer,
    Parcours de ta vie l’histoire ancienne
    Dans un ciel bleu, elle devient aérienne.
    (25/11/2018)

     

     


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  • Mon miroir

    Mon bon miroir
    Qui a toujours su me voir
    Suis-je toujours la plus belle
    De toutes ces femmes nouvelles
    Qui remplissent la cour
    Se promenant tout autour.

    Ma belle Dame, ma maitresse,
    Je ne te ferai pas de caresses,
    Je t’ai toujours dit la vérité
    Non à cause de ton autorité.
    Aucune femme de ton entourage
    Ne peut surpasser mon arbitrage.

    Par contre, si vous me le permettez,
    Et votre altesse ma dérobade acceptée,
    Ma vision est allée eu delà de votre environnement
    Dans une région connaissant l’isolement.
    Là bas, au milieu d’épaisses forêts
    Une masure entourée de nombreux bosquets.

    Vous n’y êtes jamais allée,
    Mais au milieu d’une petite clairière, une petite allée
    Mène à une simple maison entourée de belles fleurs
    Qui sentent le bonheur,
    Vit une pauvre fillette,
    Qui n’est pas douillette.

    Cette pauvre fillette,
    Ne possède qu’une balayette
    Pour nettoyer sa cabane,
    Et la litière de son âne
    Elle est pourtant la plus belle de toute la région,
    Contre elle va se réveiller toute votre affliction.

    La reine ne put accepter cette rébellion ;
    Son miroir qui avait toute son affection,
    Elle le brisa en mille morceaux
    Lui qui portait du roi, le sceau.
    Plus jamais elle ne serait la plus belle
    Face à une pauvre fille exceptionnelle.

    Sans son miroir, elle ne saurait s’aventurer
    Dans une forêt sombre, elle serait trop apeurée.
    La pauvre gamine, sans le savoir, restait la plus belle
    Dans sa petite maison qui n’était pas nouvelle.
    Le drame de la reine belliqueuse
    C’est qu’elle se croyait ensorceleuse.

    Comme la veut la tradition
    Une telle histoire finit par une belle adoption.
    Un prince qui traversait la forêt découvrit la gentillette,
    Qui l’invita à partager son omelette.
    Il l’amena dans son château et rapidement se marnière,
    Et eurent beaucoup d’enfants sans aucune manière.
    (23/11/2018)

     

     


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  • Bottes de sept lieux
    Bien trop grandes pour mes pieds,
    Mes pieds vont grandir.

    Bottes de cuir noir
    C’est la mode d’aujourd’hui
    J’en ai trois paires.

    Chat et ses bottes,
    Conte ancien pour petits
    Je l’ai bien aimé.

    J’aime l’Italie,
    Je suis allé à Rome,
    Tour de la Botte.

     


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  • A ceux qui ne savent pas rire

    Fée capucine m’a bien fait rire
    En écrivant un poème intitulé : le rire.
    J’ai bien du mal à rire, et j’en aurais besoin
    Comme le disent les émissions de radio, en le glissant dans un coin
    Le rire peut rejeter au cachot les angoisses,
    Qui enduisent nos journées de poisse.

    Phénomène souvent vécu en hiver
    Quand le temps n’est pas clair
    Et que la nuit tombe de bonne heure
    Et qu’a disparu de l’été, la chaleur.
    L’absence de rire serait une maladie
    Que la médecine brandit.

    Même en se dandinant, le corps reste raide
    Et refuse toute entraide.
    Notre visage suit le mouvement
    Et se plisse profondément.
    Tout le corps rejette la luminosité
    Pour l’un de ses membres sans activité.

    Ce n’est pas une tare
    Qui nous surprend sur le tard ;
    Beaucoup de jeunes ne savent plus rire
    Il ne faut pas avoir peur de le dire.
    L’abus d’alcool et la drogue,
    Font souffrir au travail leurs collègues.

    Peut-on guérir de l’absence de savoir rire ?
    Celui qui a une recette, je l’admire,
    Car inconnu du monde médical.
    Des médicaments peuvent réduire ce mal,
    Par le biais de subterfuge,
    Qui ne sont pas des placébos, ni des refuges.

    L’absence de rire peur cacher une maladie,
    Qui couve durant des années et qui vous alourdit
    Car elle se dissimule dans une partie de votre corps
    Et vous surprend un jour à bâbord,
    Sans que l’ayez vu venir
    Vous ne pouvez que lui obéir.

    Vous qui savez rire, quelle chance avez-vous,
    Vous détenez un vrai bijou
    Qu’il faut sauvegarder dans un bon abri
    Pour le transmettre sans demander de prix
    A ceux qui vous entourent
    Et que vous côtoyer chaque jour.

    Apprenons à rire de tout et de rien
    Cela ne peut que faire du bien.
    Ensemble mes amis
    Sachons rire même avec nos mamies
    Qui ont connu beaucoup de malheur
    Et espèrent un peu de bonheur.
    (20/11/2018)


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  • Pitère

    Pitère,
    Tu habites le Finistère,
    Tu connais bien les parterres
    Implantées autour de vos calvaires.

    Bretonne, tu l’es par ton prénom
    En breton, tu cites tous les noms
    De tes copines qui ne sont pas toutes bretonnes
    A ta manière, tu les refaçonnes.

    Ta grand-mère parle encore breton avec ses copines
    C’est toutes leurs racines
    Elle déplore que je ne sache pas parler comme elle,
    Bien que je fasse beaucoup d’effort, ce n’est pas une bagatelle.

    A l’école on vous apprend le breton,
    C’est plutôt un feuilleton,
    Que l’on retrouve de temps à autre
    Il faut bien l’admettre.

    Ce nom que m’ont donné mes parents : Pitère
    Bien implanté dans le Finistère,
    Je le porte avec fierté,
    Je veux le garder, je l’ai bien accepté.
    21/11/2018)

     


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  • La peur

    Peur de l’enfant qui a fait une bêtise
    Qui a dans la tête la hantise
    De recevoir de son père une fessée,
    Pantalon baissé.
    Il se blotti dans les bras de sa mère
    Lui expliquant ses misères,
    Doucement il sanglote,
    Craignant une première calotte,
    Que la mère ne donnera pas
    Du fait de son mea-culpa.
    A son mari, elle ne dira rien
    Expliquant à son enfant la valeur du bien.

    Peur de l’adolescente assise sur le canapé
    Colée à sa mère comme une rescapée,
    N’osant lui avouer qu’elle a un petit copain,
    Qui l’invite à son anniversaire le lendemain.
    Peur de l’adolescent qui doit faire la même démarche
    Devant son père il a osé passer la marche,
    Et attend tout tremblant les quelques mots,
    Qui lui causeront de nombreux maux :
    Non, tu es trop jeune pour te lier à une copine
    Tu as encore besoin de prendre des vitamines.
    Penses d’abord à tes études et à on bac,
    Tu dois encore étudier Balzac.

    Peur de la jeune mariée au bras de son père
    Qui va dire « oui » sans faire marche-arrière,
    Devant toute sa famille, dans l’église, réunie,
    Devant quelques amies déjà désunies.
    Sera-t-elle à la hauteur de ce que lui demandera son mari,
    Sera-t-il trop vite assombri ?
    Le jeune homme installé avant elle dans le chœur de l’église,
    N’est pas plus à l’aise, il se culpabilise.
    Est-ce que je serai l’homme qu’elle attend de moi,
    Saurais-je lui caché tout mon émoi ?
    Face à face, ils se diront oui d’une petite voix
    Dans leur cœur règne un grand effroi.

    Peur d’un chauffeur victime d’un accident
    Survenu brutalement ;
    Un véhicule, la priorité à droite n’ayant pas respecté,
    Lui a coupé la route à un endroit très accidenté.
    Sa femme, ses enfants, ses parents traversent son esprit,
    La lumière a disparu, tout est gris.
    Tout tremblant, titubant, il descend de voiture
    Devant lui, tout est obscur.
    L’autre conducteur le rejoint aussi mal foutu ;
    Il s’excuse, il ne comprend pas, il est abattu
    Pour faire le constat, il est dans un mauvais état.
    La peur s’efface peu à peu, seuls les véhicules sont en mauvais état.

    Peur du malade allongé sur son lit vêtu de la tenue bleu
    Il attend son départ pour le bloc opératoire.
    A sa femme, il n’a fait aucun aveu
    Mais dans son cœur, il a perdu tout espoir,
    De reprendre son travail à l’usine.
    Il sera handicapé et ne pourra plus travailler la résine.
    Un cancer ne peut être que le diagnostique de la coloscopie
    Internet, dans sa tête, l’article il en a fait une copie.
    Le chirurgien le rassure rapidement
    Rien de particulier, revenez dans cinq ans,
    J’ai pu enlever quelques polypes très petits
    Dans quelques jours vous retrouverez vos amis.

    Peur de la personne âgée
    Sa vie, elle voudrait l’abroger.
    Seule, abandonnée par les siens
    Ses quatre murs sont ses seuls biens.
    Elle attend le verdict du médecin
    Qui doit venir ce matin,
    Pour un nouveau séjour à l’hôpital
    Qu’elle abordera toute pale
    Sachant qu’elle y restera
    Et jamais dans ces quatre murs, ne reviendra.
    Elle ne sera pas centenaire
    Ce n’est plus son affaire.
    (20/11/2018)

     

     


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  • Non, je ne suis pas accro de l’écran et du clavier. Depuis des années je replissais des feuilles de cahier, non pas par jeu, mais pour me détendre. Ecrire était avant tout une passion et cela me calmait.
    L’arthrose et les rhumatismes ayant pris possession de mes deux mains, je ne pouvais plus écrire lisiblement. Non, je ne pouvais abandonner ma passion, il fallait lui donner une autre forme d’écriture pour s’exprimer. C’est là que le clavier et l’écran de mon ordinateur me permettent, aujourd’hui, de répondre au défi n° 79 de Ghislaine 53 pôur le 20 novembre 2018.


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