•  

    Le temps 

     

    Horloge ineffable, maitre de la vie

    Avec elle tout semble fini.

    Rien n’est prédestiné

    A nous de l’organiser.

    Indispensable à notre existence

    Depuis notre naissance,

    Elle marque le temps précieux

    Pour tout être consciencieux.

     

     

    Ne cherche pas à l’étouffer

    Ni de ta vie la biffer

    Ton horloge sans aucune mécanique

    Accompagne ton être biologique.

    Aucun mécanicien ne peut la maitriser

    Ni la banaliser.

    Pas d’heure d’hiver, ni d’heure d’été

    Telle qu’elle est, il nous faut l’accepter.

     

     

    Les aiguilles tournent infailliblement

    Pour toi elles avancent progressivement.

    Elles t’invitent au partage avec d’autres horloges ;

    Et célébrer leur éloge.

    Elles attendent ton passage,

    Sans aucun balisage,

    Pour vivre ensemble ce temps

    Que chacun aime tant.

     

     Il faut profiter de la vie

    Sans aucune envie,

    Pour rencontrer tes frères

    Sans rester en arrière.

    Ainsi naîtra l’amour

    Chaque jour ;

    Ton horloge, tu l’oublieras

    Avec tes amis tu la chouchouteras. 

     

    Relis la chanson de Jacques Brel,

    Elle est toujours actuelle ;

    La valse à mille temps,

    Qui t’emmène dans les tourbillons du temps,

    Pour ne jamais t’arrêter de danser

    Et dans tous les sens te balancer,

    Ton horloge te suivra

    Si avec les autres danseras.

    (25/10/2018)

     


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  • Le Poète

    Tout n’est pas écrit,
    Que de choses à décrire.
    Les images dans sa tête défilent
    Il faut qu’il les canalise.
    Son esprit bouillonne,
    Et toujours raisonne.
    Que de mots sur feuille blanche à transcrire,
    Son labeur ne pourra jamais finir ;
    Les pages blanches étalées sur le bureau
    Les mots restés dans sa tête,
    Il doit les transcrire,
    Et la feuille noircir.
    Il ne peut se taire,
    Quelques soient les argumentaires.
    Faire,
    Défaire,
    Refaire,
    Sans copier ses confrères.

    Tout n’est pas écrit
    Son écran mental les a déjà réécrits
    Ces mots qui, dans sa tête, se bousculent,
    Et qu’il refuse d’envoyer sur une feuille qui bascule,
    Pour ne pas décevoir
    Et les mettre en place, c’est son devoir.
    Ces mots glissent doucement sur son inconscient
    Qu’il sent un peu déficient,
    Et sortent de lui sur un illusoire traineau,
    Pour s’envoler comme un moineau
    Là haut dans un ciel tout bleu
    Sans aucun enjeu.
    Seront-ils absorbés par une nébuleuse
    Qui leur parait bien affectueuse,
    Ou redescendront sur la feuille blanche
    Déposée sur une branche ?
    Ils formeront de nouvelles phrases,
    D’un poème, la base

     Tout est désormais écrit ;
    Le poète s’est tu sans un cri.
    Son ordinateur est resté éteint,
    Fermé un beau matin.
    Allongé sous un drap
    Ecrire, il ne pourra.
    Les mots ont quitté son écran mental
    Un matin glacial.
    Ces poèmes seront son testament
    Après lui, ils dureront longtemps.
    Son dernier « je vous ai aimé » est son adieu ;
    Bientôt il s’évaporera vers son Dieu,
    Qu’il a essayé de servir durant sa vie
    Et dont il a envi.
    Pour toujours, il va s’endormir
    Et devant vous, ne pas gémir,
    Le devoir accompli,
    Le poète a tout dit.
    (20/10/2018)

     


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  • Ballade D’automne

    La couverture verdoyante
    Disparaît petit à petit
    Sous un flamboyant tapis
    De couleurs chatoyantes.
    Dans les champs presque endormis
    Le blé doré est moissonné,
    Les vendanges sont récoltées.
    L’automne est là, l'été s'enfuit.
    Sous les feuilles tourbillonnantes
    Dame nature s’est assoupie.
    Quelques rayons d'or affaiblis
    Diffusent une lueur radiante
    Sur le paysage démuni
    Et les quelques fleurs oubliées
    Dans le jardin si dénudé.
    L’automne est là, l'été s'enfuit.
    Le vent frais devient plus mordant.
    Les nuits s’allongent, mon coeur est pris
    D’une vague mélancolie
    Créant des pensées déprimantes.
    Été, pourquoi es-tu parti?
    Je me sens si abandonnée
    Sans ta chaleur qui m’apaisait.
    L’automne est là, l'été s'enfuit.
    Malgré les couleurs cramoisies
    Et les sous-bois si parfumés
    Je me sens assez accablée.
    L’automne est là, l'été s'enfuit.
    Par Ella Taylor


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  •  

    Aaron

     

     Je vais vous réciter l’histoire de mon ancêtre,

    De Dieu, un interprète,

    Qui parlait à la place de Moïse, son frère,

    Resté en arrière.

    Je ne sais pas encore lire,
    Ni comment le dire.

    C’est maman qui me l’a raconté

    Un soir d’été.

    Assis sur ses genoux près de la fenêtre,

    Elle m’a parlé de son plus illustre ancêtre,

    Qui vivait très loin de chez nous,

    Hommes et femmes habillés en boubou.

     

     Moïse et son frère Aaron,

    Qui était un peu poltron

    Devaient rencontrer en Egypte le Pharaon.

    Moïse ne parlait pas aussi facilement que Cicéron.

    Son frère prit la parole dans le palais du royaume,

    « Il faut que mes frères deviennent autonome,

    Si tu refuses de les laisser partir

    Ton pays, nous allons l’anéantir. »

    Je ne sais pas ce que veut dire anéantir,

    Sur ce mot je ne vais pas m’appesantir.

    Je ne suis qu’en première année de primaire,

    Et j’en suis fier.

     

    Pharaon n’a pas obéi tout de suite,

    Punie fut sa conduite.

    Finalement il laissa partir les amis d’Aaron,

    Qui tremblaient devant Pharaon.

    Ils se sont cachés dans un grand désert,

    Evitant les grandes artères.

    Ils ont ainsi tourné en rond pendant des années,

    Mais ils étaient acharnés

    D’arriver dans le nouveau pays promis

    En tuant tous leurs ennemis.

    Ils sont devenus peuple de Dieu

    Après avoir dit à l’Egypte adieu.

     

     Bientôt je saurais lire

    Comme la maitresse a su le dire.

    Et dans le grand livre de maman

    Qu’elle aime tant,

    Je pourrai relire l’histoire d’Aaron

    Qui a battu Pharaon,

    En noyant dans la grande mer

    Tous ses chars avec des roues de fer,

    Car ils étaient trop lourds pour surnager ;

    Il fallait bien les corriger.

    Je suis comme Aaron, un superman ;

    C’était un vrai gentleman.

    (16 octobre 2018)

     

     

     

     

     

     

     


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  •  

    Automne

    Soleil des beaux jours,
    Aurais-tu fait demi-tour,
    Pour nous apporter la pluie,
    Que l’été avait fuie.
    Le vent tourbillonne entrainant les feuilles,
    Déshabillant le chèvrefeuille.
    Le jardin s’est dénudé ;
    Quelques fleurs attardées,
    Lui donnent un peu de couleur,
    Comme le ferait un bricoleur.
    La nature a fermé ses volets,
    Pour plusieurs mois, affolée,
    Par la neige qui va la recouvrir,
    Et de ses fleurs l’appauvrir.
    La vie va s’endormir,
    Pour éviter de gémir,
    Jusqu’au retour du printemps,
    Qui, pour se réveiller, prendra tout son temps.

    Été, pourquoi m’as-tu délaissé ?
    Ta chaleur m’avait un peu terrassé,
    Mais prés de toi, je revivais,
    Sans jamais être abreuvé.
    Pour moi, la chaleur, avait été féconde,
    Et je profitais bien des plaisirs du monde.
    Je vais retrouver les frissons,
    Que m’apportera l’hiver de toute façon.
    Quelques rayons de soleil attardés,
    M’évite de me barricader,
    Trop vite,
    Pour soigner mon arthrite,
    Dans l’attente du retour du soleil,
    Enfin sorti de son sommeil.
    Les nuits seront lugubres,
    Dans le jardin devenu insalubre.
    Les volets, il faudra fermés,
    E
    t les bosquets bien arrimés.

    En automne, le vent souffle dans les bois
    Entrainant les feuilles aux abois,
    Dans des danses éperdues.
    Sur le sol, répandues,
    Elles recouvrent les champignons
    Qu’on aimerait cuire avec des oignons.
    Randonnés dans la nature,
    En évitant les courbatures,
    Pour découvrir le sésame,
    En évitant les amalgames.
    Bolet, cèpe, chanterelle, cortinaire,
    Morillon, pleurote ou lactaire,
    De quoi faire une bonne omelette,
    Si est prospère la cueillette.
    Mortels sont certains champignons,
    Même si par leur couleur, ils sont mignons.
    Amateurs, soyez sur vos gardes,
    Ne les ramassez pas par mégarde.
    (29 septembre 2017)

     


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  • L’automne

    L'automne serait-il triste ?
    Il surprend prend souvent l'artiste.
    La nature a plein de ressources,
    Qu’elle éparpille en abondance,
    Aves tellement d’aisance.
    Les jours sont plus courts ;
    Mais agréable toujours.
    Les horloges prennent leur cycle d’hiver,
    Qui agacent même les piverts ;
    Les sous bois deviennent des palettes de peintres,
    Aux couleurs inédites
    Même si les vents les agitent.

    C’est le temps des marrons,
    Que les enfants ramasseront,
    Dans la cour de récréation ;
    Ils imagineront de nouvelles sensations,
    Créer des animaux avec des allumettes
    Pour en faire des amulettes,
    Qui orneront, des jeunes filles, le cou,
    Sans que ça ne coûte un sous.
    Ils se transformeront en billes ou en agates
    Les enfants s’acclimatent ;
    Les coques des noix deviendront petits bateaux
    Qu’ils feront glisser le long des caniveaux.

    C’est le temps des champignons
    Fricassés avec quelques oignons,
    Pour en faire une omelette,
    Couchée sur un beau morceau de baguette.
    Si dame pluie les a aidés,
    Au temps, à s’accommoder.
    Ils auront de belles couleurs
    Qui n’est pas un critère pour les amateurs.
    Traversez de longs en large bois et forêts ;
    Les sous-bois seront également pénétrés ;
    Les plus beaux s’y cachent souvent
    Vous les trouverez facilement.

    C’est le temps des premières vacances scolaires,
    Qui laissent aux parents un goût amer,
    Trop vite arrivées, ils sont à peine rentrés !
    Ils ne sont pas encore préparés.
    Ils ont été trompés par le soleil.
    Vite les grands-parents sont toujours de bons conseils,
    Des vacances imprévues, ils savent y faire,
    Comme chaque année, ils nous tireront d’affaires.
    Ils sont rentrés de leur voyage
    Et peuvent les garder malgré leur âge.
    Les enfants aiment bien aller chez eux
    Ils y seront heureux.

    C’est le temps de la chasse,
    Planque-toi, petite bécasse.
    Ne te fie pas à ce refrain,
    Chanté par les enfants avec beaucoup d’entrain :
    « Ce matin, un lapin a tué un chasseur »
    C’est pour tous les animaux un leurre,
    Pour les attirer hors de leur demeure
    Ne fais pas l’erreur
    De chercher dans la plaine le bonheur,
    Ils t’attendent, avec leurs abatteurs,
    Pour remplir les gibecières
    Avant que tu rejoignes la glacière.

    L’automne, c’est aussi l’été de la Saint Martin
    A Marseille, à Bordeaux, comme à Barentin ;
    Lutte d’influence entre les deux saisons
    Que cherchent à arbitrer les marrons.
    Ne vous fiez pas à la chaleur régnante,
    Et aux heures de soleil encore brulantes.
    Le calendrier l’a dit : l’été c’est fini
    Ne restez pas démunis
    Reviendront les pluies diluviennes,
    Surtout si vous habitez le long de la Vienne.
    Le réchauffement climatique qui nous fait peur
    Changera profondément notre labeur.
    (13/10/2018)

     

     

     

     

     


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  • Fée Capucine

     Fée Capucine,
    Tu es sans doute une citadine
    Que j’ai découvert il y a peu de temps,
    Sur ton site eklablog, évidemment.
    Tu n’es pas la fée Carabosse,
    Avec dans le dos une grosse bosse.
    Certaines t’appellent Arlette,
    Tu ne joues pas de clarinette.
    De temps à autre Gaité,
    Sans doute de ton caractère, un coté.
    Quelque soit le titre retenu,
    Chez toi je me suis senti bienvenu,
    Tu transpires l’amour
    Sur ton site chaque jour.

     Tu donnes des nouvelles de ton mari
    Sans aucun doute un homme très gentil,
    Qui vient d’avoir une place,
    Je ne voudrais pas être à sa place,
    Un matin très matinal
    Pour un séjour à l’hôpital.
    Je le connais aujourd’hui par le biais d’une photo
    Que tu as glissé doucement entre les mots d’un concerto,
    Que tu as écrit sur ton blog assez connu
    Et toute la journée parcourue.
    J’admire ta force et ton courage,
    De faire face, quelque soit ton âge,
    A la maladie de celui que tu as un jour rencontré
    Car vous vous étiez attirés.

     J’admire ta foi,
    Solide dans les désarrois
    Que tu connais désormais,
    Et qu’il te faut assumer.
    Fée Capucine, Gaîté ou Arlette
    Toujours amusette,
    Nous partageons les mêmes valeurs,
    Qui nous viennent d’ailleurs,
    D’un autre monde que le nôtre
    Que nous ont fait connaitre les Apôtres.
    Pour lui, pour toi, pour tes enfants et petits enfants,
    Il faut tout le temps,
    Les confier au Seigneur, à Marie et aux anges gardiens,
    Car chacun a le sien.
    (10/10/2018)

     


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  • J’accuse ! 

    J’accuse tous ces spécialistes

    Dont l’activité m’attriste, 

    Issues de longues statistiques 

    Qu’ils appliquent. 

    Ils ne veulent pas voir 

    Et surtout ne pas savoir, 

    Qu’un malade est avant tout un être humain, 

    Qu’il reverra demain ; 

    Il n’est pas là que pour payer la visite 

    Et n’est pas un parasite, 

    Qui ne fait que passer 

    Et qu’il ne faut surtout pas blesser.

    J’accuse ce pneumologue,
    Qui est un bon démagogue.
    Connait-il mon problème,
    Qu’il pense résoudre avec des barèmes ?
    Je n’ai pas assez de dyspnée la nuit,
    Pour avoir quelques ennuis,
    Respiratoires pour une aide mécanique,
    Qui soulagerait sans apport chimique.
    Des grands mots dans ces comptes-rendus
    Que de temps à autre j’ai reçu,
    Sans doute pour me faire plaisir
    Mais pas pour me guérir.

    J’accuse ce gastro-entérologue,
    Qui n’est pas archéologue,
    Quand il réalise une coloscopie,
    Pour éviter la chimiothérapie.
    Il ne vous prend pas au sérieux
    Peut-être pour ne pas vous rendre anxieux.
    Vous avez le syndrome de l’intestin irrité.
    Pour moi, quelle absurdité !
    Une contre visite chez un confrère,
    A donné les mêmes précisions
    Il ne fallait pas se faire d’illusions,
    Il avait reçu mon dossier de la secrétaire.

    Je respecte mon généraliste
    Qui pour moi est un véritable artiste.
    Fort des comptes-rendus reçus
    Il aurait dû être convaincu,
    Qu’un traitement proposé
    Ne devait pas m’ankyloser.
    Seul dans la bataille contre le mal,
    Il cherche, ce qui me parait normal,
    Dans toutes les directions,
    La moindre solution.
    C’est lui seul qui me sauvera
    Par son travail, il trouvera.

    Un malade n’est pas un numéro
    Comme ceux donnés aux concertos.
    Chacun est un cas particulier,
    Qu’avec lui-même, il faut réconcilier.
    Pourquoi faire tant d’études
    Et ne pas avoir assez d’aptitude,
    Pour travailler comme un psychologue
    Et certains astrologues,
    Qui cherchent à comprendre
    Et souvent apprendre,
    Qui est ce malade devant lui,
    Qui ne lui apporte pas que des ennuis.
    (7/10/1018)

     

     

     


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  • La ronde des cascades

    L’Auvergne, ses lacs, ses cascades, ses thermes, ses montagnes
    Un environnement complet de campagne ;
    Des anciens cratères de volcans éteints
    Vous donnent un aperçu de ces temps lointains
    Qui ont forgé cette région de ressourcement,
    Pour votre bien-être évidemment. 

    Pour profiter de l’Auvergne et de son air pur 

    Le chemin des cascades sous un ciel azur, 

    Jalonné de flèches jaunes comme points de repaires, 

    Vous fera traverser plusieurs petites artères, 

    Qui vous mèneront, par sentiers caillouteux, 

    Au pied d’une cascade que vous rendra heureux.

    La plus haute cascade d’Auvergne est là devant vous ;
    Pour la regarder, inutile de vous mettre à genoux ;
    Lever les yeux vers les sommets montagneux,
    L’eau chute de là-haut vous en serez amoureux.
    Vous apprécierez de tremper les pieds dans une eau glacée,
    Après quelques frissons, vous en serez vite agacés.

    Chaque cascade a son code personnel,
    Rien de conventionnel.
    Au détour d’un sentier, qu’il soit GR ou local,
    Vous découvrirez quelque chose d’original,
    Bien campé dans son environnement,
    Il faut s’y attarder absolument.

    Appareils photos, Smartphone, ou simple tablette,
    Que vous emmenez comme une amulette,
    Vous laisseront des cascades d’Auvergne,
    Des souvenirs d’un pays de cocagne,
    Qui vous a accueillis pour un ressourcement,
    Reconstruisant votre être soigneusement.

    Si des cascades accompagnent votre itinéraire,
    Vous découvrirez aussi dans cette région agraire,
    Par le col de la Croix Morand qu’il convient de franchir,
    Le lac Chambon va vous rafraîchir ;
    Délaissez la voiture pour en faire le tour
    La promenade en vaut le détour.

    Le lac Pavin au creux d’un ancien volcan
    Dont les couleurs de l’eau changent avec l’arrière-plan.
    D’autres lacs avec plages aménagées,
    Vous donneront envie de flâner et peut-être y nager.
    Quittant les grands axes routiers
    Vous en découvrirez d’autres sites dans de nombreux quartiers.

    Avant de redescendre par le col de la Croix Robert,
    Qu’il ne faudra pas prendre à la légère,
    Allez jusqu’à Murol pour visiter son château,
    Autour duquel il n’y a plus d’eau.
    N’omettez pas dans votre périple la cité de Besse,
    Cité médiévale, une très bonne adresse

    Ne quitter pas la région sans monter au Sancy
    Une autre vision des vallées se présente ici.
    Selon vos possibilités, à pied ou en téléphérique,
    Il ne vous restera  que 800 marches assez acrobatiques
    N’oubliez pas le funiculaire du Capucin,
    Que ne remplacera jamais un bon dessin.
    (25 septembre 2018)

     

     

     

     

     


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  • Ma planète

    « Planète bleue », en 2003, pour un cinéaste
    Quel contraste !
    60 ans plus tard sortait la « planète des singes »,
    Ce n’était pas à notre avantage.
    « Planète mars » pleine d’avenir pour nous sauver
    D’un désastre que nous sentons arriver.
    Planète plastique, triste réalité
    Que nous avons créé et qu’il nous faut accepter. 

    Des fleuves ne s’écoulent plus jusque la mer 

    Leurs eaux détournées sont devenus amères. 

    De grands lacs souillés par l’homme, 

    Voient leur vie s’amenuiser et l’eau perdre son arôme. 

    Des mers se sont desséchées, il n’en reste que du sel. 

    Des forêts entières disparaissent pour des gains d’argent 

    Laissant dans la pauvreté de nombreux gens. 

    Le résultat : pour toute l’humanité une ruine universelle.

    Qui contestera cette triste évolution,
    Face à laquelle, peu de solutions.
    Il ne suffit pas d’être pessimiste,
    Mais pour l’avenir assez réaliste.
    Au lieu d’aller dans la lune et d’approcher la planète Mars,
    Regardons ce que nous avons fait de notre planète,
    Transformée en un grand bazar.
    Que chacun en prenne conscience et de la salir s’arrête.

    Ce n’est pas uniquement une question d’armes atomiques,
    Que l’on a laissé proliférer de façon boulimique.
    J’ai les miennes, empêchons les autres de les acquérir,
    Pour éviter que toute la terre vienne à périr.
    Chacun de nous doit devenir écologiste,
    Sans être pour les autres, anarchiste.
    Notre planète peut encore être sauvée
    Si sa situation actuelle n’est pas aggravée.
    (27 septembre 2018)

     

     

     


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  •  

    Jeanneton

    Ma cousine Jeanneton
    Avec son ami Chaton
    A pris des vacances prolongées
    Car elle aimait bien nager.
    A Royan, le long des plages
    Elle s’adonnait à la nage. 

    Les randonnées ne lui faisant pas peur,
    Des chutes refusant le malheur,
    Elle est partie en Auvergne où l’air est sain.
    Sur des chemins caillouteux, dès le matin,
    Elle partait à la recherche de cascades,
    Bien différentes de celles de nos campagnes. 

    L’après-midi, après une longue sieste,
    Pour son corps une véritable liesse,
    Elle prenait sa voiture à la recherche de lacs
    Le casse-croute sur le dos dans un petit sac.
    Il lui fallait passer des cols
    Sans pour autant prendre son envol. 

    Aujourd’hui revenue dans son village
    Elle dira adieu à ses nages,
    Se contentant de regarder ses photos sur l’ordinateur,
    Son meilleur accompagnateur,
    Avant de se remettre à écrire,
    Et de ses vacances tout vous dire.
    (26 septembre 2018)

     

     

     

     

     


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  • A la lueur d’une lampe

     

    Lampe posée sur une commode,

    Rien en elle ne démode,

    Juste derrière toi

    Elle accomplit son emploi.

    En file : le mur, la lampe, toi debout,

    Vêtue d’un simple boubou.

    Cette lampe éclaire toute la pièce,

    Illuminant le portrait de ta nièce.

     

    Tout est silencieux dans ce salon,

    Empli pour le nouvel an de cotillons.

    Tu es seule, dressée sur tes deux jambes,

    Autour de toi, rien ne flambe ;

    Figée dans cette position surprenante

    Comme une plante flamboyante

    Au milieu d’un havre de paix,

    Dans une grande plaine, campée.

     

    Derrière toi, tu ne m’as pas senti me glisser,

    Dans cette pièce bien agencée.

    En silence pour ne pas te surprendre,

    Je voulais doucement t’atteindre.

    Tu te crois seule,

    A coté de ton épagneul.

    La lueur de la lampe projette devant moi ton dos,

    Dessin construit avec beaucoup de brio.

     

    Ombre projetée sur le mur d’en face,

    Tu occupes tout l’espace.

    Le dessin de ton corps devant moi, épanoui,

    Mes yeux en sont tout éblouis.

    En noir et blanc sur un mur immaculé,

    En aucun point alvéolé.

    La fraicheur de l’ombre me surprend,

    Ta vision me détend.

     

     Tu es affinée et grandie,

    Ta candeur resplendie.

    Règles d’optique respectées,

    Le dessinateur s’est acclimaté.

    Tu es bien frêle sur cette projection

    Monte en moi une profonde admiration,

    Devant l’être que tu es,

    Dans ma tête imagée.

     

    Tu es telle que je t’ai aimé,

    A toi, vite je me suis accoutumé.

    Ma présence te fait vibrer

    Sur le mur, plus de dessin ombré.

    Je te serre dans les bras,

    Ce qui te déséquilibra.

    Nos lèvres se sont rapprochées,

    Pour un baiser non recherché.

    (1/08/2018)

     

     


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    L'encrier

     

    L’encrier de mon enfance

    A marqué mon adolescence

    Non par sa forme et sa couleur ;

    Ne m’est pas restée son odeur,

    Mais par les conséquences dramatiques,

    Je dirai même diaboliques,

    Sur la feuille blanche de mon cahier

    Et des autres fichiers,

    Sans oublier la couleur de mes doigts,

    Qui me couvrait de désarroi.

     

     Encrier blanc en porcelaine,

    Rempli par la maîtresse chaque semaine,

    D’une encre violette,

    Avec une petite burette,

    Pour ne pas tâcher le bureau,

    Mais surtout son boléro. 

    Inséré dans un cercle bien rond,

    Sans avoir de capuchon

    A droite de notre place

    Pour limiter les traces.

     

     Mes doigts étaient toujours violets,

    Je tenais mon porte-plume, à mes doigts, accolé ;

    Trop d’encre sur la plume,

    Comme à la mer l’écume ;

    La table en absorbait quelques gouttes,

    La blouse, chaque jour en ajoute,

    Le reste sur les doigts ou sur la feuille blanche,

    Une véritable avalanche,

    Qui en laissait peu pour l’écriture,

    A cause des nombreuses bavures.

     

     Heureusement pour mes successeurs,

    Allégé sera leur labeur ;

    Les plumes sergent-major vont prendre leur retraite,

    Et rapidement rangées aux oubliettes,

    Avec l’arrivée des pointes Bic,

    Qui, pour les élèves, tomberont à-pic.

    Les encriers, des tables, vont disparaitre

    Et les tâches semées, ne plus connaitre.

    Ne resteront que les trous des bureaux,

    En attendant les nouveaux.

    (13 août 2018)

     

     

     


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  •  

    Le roi des animaux

     

     Couché au fond de sa cage,

    Bien loin de son boccage,

    Le lion me regarde d’un air agar

    Se prenant encore pour un césar,

    Dirigeant son empire en solitaire

    Étant le seul bénéficiaire.

     

     Je te sens accablé par la canicule

    Comme un prisonnier au fond de sa cellule.

    Toi le roi de tous les animaux,

    Te voici doux comme un agneau.

    Je voulais voir un vrai lion,

    Je n’en vois que la négation.

     

     Serais-tu devenu un simple roitelet ?

    Devant l’ennemi, aurais-tu capitulé ?

    Les courses dans la steppe, sont du passé,

    Les antilopes peuvent se prélasser.

    Le lion s’est enfermé pour une longue retraite,

    Loin de chez lui, sur une autre planète.

     

     Sa lionne a été déplacée dans une autre cage

    Avec lui elle était trop sage.

    Bientôt elle aura des petits,

    Le pauvre animal en est anéanti.

    La solitude lui pèse, il sent sa fin arriver

    Et sa royauté presque achevée.

     

     Est-il né au Kenya ou dans un autre pays africain ?

    Vu son âge, personne ne peut le dire, c’est certain.

    Depuis longtemps il est enfermé dans ce zoo,

    Entouré de grillage, son triste enclos.

    Ses repas lui sont servis à travers une grille,

    Plus de chasse comme ses voisins les gorilles.

     

     Pauvre lion, tu me fais pitié,

    Si je pouvais je t’aurai amnistié

    Et emporté loin de là dans la savane,

    Peut-être là bas en Guyane.

    Je ne peux que me morfondre avec toi,

    Sans pouvoir même ouvrir ton toit.

    (11 août 2018)

     


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    Pour mon anniversaire Mamie m’a offert une boule de laine

    Quelle avait ramenée dans son panier de la grande plaine.

    Elle bougeait à peine dans sa boite en carton,

    Un beau cadeau qui peu à peu allait envahir la maison.

     

     Je l’ai appelé minou car il était tout doux ;

    Le cachant à maman, je l’emmenai dans mon lit

    Et à coté de moi, il restait blotti,

    Peu à peu il a grandi ce petit filou.

     

     Assis sur son arbre, il regarde à travers la vitre

    Ce grand rapace qui voulait régner en maitre

    Sur la pelouse brulée par la canicule

    En picotant son corps sur ces deux pattes bascule.

     

     Ce rapace n’était qu’un noir corbeau

    Qui dans son apparat se croyait beau

    Mais pour un petit chaton, boule de coton

    Il paraissait énorme, et pour le chasser un gros bâton.

     

     L’enfant regarde son jouet sur son arbre perché,

    Pas question d’ouvrir la fenêtre

    Pour qu’il prenne la poudre d’escampette,

    Et affronter le monstre pour se faire amocher.

     

     Tu es trop petit pour quitter la maison,

    Tu ne sauras pas y revenir avant la nuit

    Et sans toi je m’ennuis

    Seul dans mon lit et toi dans un buisson.

     

     Chaton ne pouvait traverser la fenêtre ;

    Les autres issues étaient fermées.

    Comment chasser ce monstre et l’assommer,

    Qui, dans le jardin, se promenait en maître.

     

     Grimpé sur une chaise, l’enfant prit son chat

    Et le coinça dans ses bras trop petits pour l’y maintenir.

    L’animal se débattit refusant d’obéir,

    D’un bond, il reprit sa place et à son arbre s’accrochât.

     

     Le rapace s’était envolé, plus de trace sur la pelouse,

    Dans son antre il avait retrouvé son épouse.

    Chaton déçu sauta de son arbre et retrouva son ami,

    S’excusant pas de tendres miaulements et contre lui s’endormit.

    (9 août 2018)

     


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    Écran

     

    Esclave moderne qui jaillit partout

    Et vous suit comme un gentil toutou ;

    Son nom est bien connu

    Pour vous, il est bienvenu.

    Faut-il le décrire ce véritable Satan

    Et le conjuguer à tous les temps ?

     

     Écran de petite taille

    Fixé sur un simple rail

    Au mur de la cuisine

    Au dessus de nombreux magasines.

    Il vous donne toutes les recettes

    Même la cuisson des andouillettes.

     

     Écran de télévision,

    Qui du monde donne une autre vision,

    Avec les informations en temps réel,

    Les drames accidentels,

    Les conflits militaires

    Couvrant toute la terre.

     

     Écran d’ordinateur fixe ou portable

    Posé sur le coté d’une table,

    Envahissant vos bureaux,

    Remplaçant l’apéro ;

    On ne peut le quitter

    Et surtout ne pas s’absenter.

     

    Il prend le nom de Smartphone,

    Remplaçant nos vieux téléphones

    L’inter et son opératrice,

    Qui œuvrait en coulisse.

    Aujourd’hui il inonde la jeunesse

    Que finalement il agresse.

     

     Écran de veille

    Qui met l’appareil en sommeil,

    Pour économiser l’énergie

    C’est une mode qui surgit,

    De tous les ministères

    Qui en font leur prière.

     

    Écran dans toutes les voitures,

    Même sur les tracteurs dans l’agriculture ;

    Ils obéissent à la caresse du doigt,

    Et sont souvent de bon aloi,

    Pour vous donner le chemin à suivre,

    Et des bouchons vous délivrent.

     

    Écran solaire,

    Qui recouvrent votre chair

    Pour la sauvegarder des rayons dangereux,

    Pour les fabricants un véritable enjeu,

    Qui vide votre porte monnaie

    Sans soulager vos espaces cutanés.

     

    Écran de verdure,

    Aménagé par Dame Nature,

    Pour isoler des bruits de la ville et de sa pollution ;

    Tout, pour votre bien, en dehors de la circulation.

    Havre de paix et de tranquillité 

    Éloignant toute agressivité.

     

    Écran, source de revenus,

    Pour les fabricants bienvenus,

    Qui créent de nouveaux besoins,

    Vous caressant avec beaucoup de soins,

    Pour remplacer tout matériel ancien,

    Des adultes jusqu’aux collégiens.

    (26 juillet 2018)

     


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  •  

    La pendule

     

    Tic tac faisait la pendule du bureau ;

    Son chant s’évaporait au-delà des coteaux.

    Tic tac chantait son balancier, de droite à gauche,

    De gauche à droite, oscillant comme un gavroche,

    Qui du matin au soir, sur deux pieds trop souples

    Cherchait dans la rue, un petit bol de soupe.

     

     Changeant de domicile, elle garda le silence

    Devant ceux qui avaient peur de sa balance,

    De gauche à droite sans jamais s’arrêter,

    Des locataires, elle n’était plus acceptée.

    Au repos, sous les arbres du jardin, son tic tac,

    Ne me bercera plus dans mon hamac.

     

    Une larme perlant au coin de l’œil, tu m’as dit adieu,

    Levant la tête pour cacher ta peine, dans les cieux.

    Te voici en route verts un autre horizon,

    Qui, je l’espère, redorera ton blason.

    Sèche tes larmes, ton tic tac reste dans mon cœur

    Car tu trouveras un nouvel amateur.

    En pièces détachées, tendrement rangées,
    Elle fera le bonheur, sans être adjugée,
    D’un inconnu en balade dans un espace de vente
    Que régulièrement il arpente,
    Pour découvrir en avant du bâtiment
    L’objet tant recherché depuis si longtemps. 

     

    Bientôt résonnera de nouveau ton tic tac,

    Qui bercera dans un autre jardin, un ami du hamac ;

    La vie est ainsi faite, tout n’est que passager,

    Et dans notre être devient abrégé.

    La roue tourne, il faut l’accepter,

    Quelque soit l’âge, il faut s’acclimater.

    (19 juillet 2018)

     


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    La révolte d’une mer en furie

     

     Venu des profondeurs de l’océan

    Un terrible serpent, image d’antan,

    Digne fils d’Asclépios dieu grec

    Qui refusait pour ses fils le moindre échec.

    Sur ses gardes sans cesse, il errait au fond de l’eau.

    De peur qu'en surface, un pécheur voulant sa peau

    Ne le reconnaisse et le transperce avec son harpon

    Comme les chasseurs de baleine au Japon,

    Il se tenait dans les cavernes de la mer

    Se cachant en coulisses, éteignant les lampadaires.

    Aujourd’hui, le serpent des mers a décrété : 

    Jour d’exercices et de feux d’artifice bien affutés

    Qui bousculeront les vagues des mers,

    Leur donnant un goût amer.

     

     Comme celle d’une énorme baleine,

    Cétacés échappant aux baleiniers avec peine,

    Sa queue montait et descendait, transperçant l’eau,

    Secouant les flots, culbutant les bateaux.

    La mer ne pouvait se défendre devant cette bête en furie ;

    Pouvait-elle amadouer ce centaure qui la laissait ahurie.

    Elle se laissait emporter au gré des battements de la queue.

    Son allure avait changé ; elle avait perdu sa couleur bleue.

    Une vase sableuse l’avait transformée ;

    Elle ne pouvait s’accoutumer.

    Des vagues impressionnantes se formaient en abondance,

    Défiant la mer de son arrogance.

    Elles balayaient tout sur leur passage,

    Détruisant le moindre balisage.

     

     Allongé sur le sable douillet sous un soleil de plomb

    La tête couverte d’une casquette, je protégeais mon front.

    Le bord de l’eau était tapissé de galets

    Que des vagues bien douces faisaient rouler,

    J’aurais pu chanter 

    Tout en restant abrité : 

    La mer sans arrêt, 

    Roulait ses galets.

    J’étais heureux de pouvoir me détendre ;

    Que le roulis des vagues à entendre.

    J’étais loin d’imaginer ce que ce monstre me réservait,

    Et la tempête qu’il soulevait.

    Je regardais le ciel, de bleu habillé,

    Aucun signe ne le disait barbouillé.

     

     Brutalement le domaine des dieux s’assombrit

    Le vent préparait un charivari.

    L’air de repos se désertait ;

    Rien n’aurait pu nous abriter.

    Il fallait rapidement plier bagages

    Et quitter cette plage,

    Qui devenait dangereuse

    Face à une tempête belliqueuse.

    Le ciel s’ouvrit brutalement

    Laissant s’échapper des trombes d’eau abondamment.

    Le roulis des galets s’était énervé,

    Et sur le sable à grand bruit, dévalés.

    Le ciel se zébra d’éclairs multicolores,

    Il fallait fuir ce corridor.

     

     Devant cette mini bourrasque,

    Qui ressemblait à une arnaque,

    Je quittais cette plage de mes rêves

    Qui, du travail, m’avait permis une trêve.

    Luttant contre des vents adverses

    Accompagnés de fortes averses,

    J’ai pu atteindre mon logement,

    Transis de tels désagréments.

    Le serpent des mers m’avait chassé

    De mon oasis bien agencé

    Le long d’une rive ensoleillée,

    Qu’un ami m’avait conseillé.

    Dame nature, chez elle est maître,

    Il nous faut l’admettre.

    (8 juillet 2018)

     


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    Un bord de mer un soir d’été 

     

    Je garde en mémoire

    Ce spectacle d‘un soir,

    Qui m’a comblé de merveilles,

    D’un coucher de soleil,

    Que m’a offert la nature,

    Magnifique architecture.

    Doucement, le soleil descendait,

    Et à l’océan accédait.

     

    Jean Ferrat avait chanté

    Ce refrain qu’il avait concocté :

    « La mer sans arrêt

    Roulait les galets »

    Que durant la journée, elle avait accumulés,

    Les voulant assemblés,

    Le long d’une belle plage
    loin de tout babillage.

     

    Jaune/orangé était l’horizon,

    En cette belle saison.

    Je voyais descendre,

    Comme une alouette calendre,

    Le soleil qui avait réchauffé la journée,

    Et qui m’avait accompagné.

    Fatigué, il voulait se coucher

    Et de la mer s’approcher.

     

    Dans l’eau quelques baigneurs,

    Qui se prenaient pour des seigneurs,

    Les vêtements, au loin déposés,

    Les corps presque carbonisés,

    Sautillaient sur le ressac des vagues,

    Recherchant la drague.

    De la berge ils avaient courus

    Pour se baigner entièrement nus.

     

     Ils attendaient du soleil le coucher,

    Et ses rayons débranchés,

    Pour profiter de la nuit étoilée,

    Avec ses lumières émaillées,

    Pour sortir de l’eau

    Comme de pauvres rigolos.

    Ma présence les avait un peu gênés,

    Ils restaient agglutinés.

     

     Les filles, les cheveux défaits,

    Nageaient dans l’eau comme des fées.

    On aurait dit des sirènes

    De vrais indigènes,

    Par la couleur de leur peau,

    Que le soleil avait brulé au chalumeau.

    Elles étaient prêtes à passer la nuit,

    Au moins jusque minuit.

     

     Dans la mer, elles se laissaient bercées,

    Et par l’onde, balancées.

    Sans attendre que le soleil se cache,

    Abandonnant tout panache,

    De l’eau, elles ont couru
    sur les galets les pieds nus,

    Emplies de liberté

    Comme des oiseaux en pleine activité.

     

     

    Là-bas, au fond de l’horizon,

    Le soleil a baissé son blason,

    Puis il a disparu rangeant ses couleurs sacrées,

    Dans ma tête, bien encrées.

    Le ciel a perdu de sa clarté,

    Sans abandonner sa fierté.

    Peu à peu il étend une voilure bien étoilé,

    Avec de pointes brillantes déballées.

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Sonnet à Icare 

     

    Prisonnier sur son île, Icare veut s’enfuir.

    Les chemins bien gardés, la cohorte veille,

    Les portes verrouillées, la mer dangereuse

    La nostalgie emplit son âme, il veut fuir. 

     

    O vague sur la mer, tu ne peux me porter,

    Là bas sur l’autre rive, près de ma famille ;

    Morne mer qui ne peut m’emener à Achille,

    M’empêcheras-tu de rejoindre mes ancêtres.

     

     Aigle majestueux qui plane au dessus de la mer

    Prête-moi tes ailes, je te les rendrais,

    De l’autre coté de l’eau, dans ma cité.

     

     Comme lui je vais avoir des ailes, je les construirai.

    Avec lui je planerais sur l’océan,

    Pour échapper à mes gardiens

     


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